Vos commentaires, avis, suggestions et autres critiques sont les bienvenus. Merci de bien vouloir les faire figurer dans cette rubrique, anonymement ou personnalisés.
Je ne comprends qu'imparfaitement le corse, j'ai donc eu bien du mal à saisir l'article de Monsieur Durazzo, même en m'aidant d'un dictionnaire. c'est vraiment dommage que dans le cas de textes écrits en corse il n'y ait pas une traduction comme vous le faites pour vos propres textes. En tout cas un grand merci pour vos travail d'écoute et d'écriture. Antoine Neri
Merci Monseur Neri. Je partage aussi votre point de vue mais je ne peux que respecter celuides personnes qui ne pensent pas obligatoirement comme moi (comme nous).
Mais pourquoi, diable , les commentaires sur l'interview de Durazzo ne sont-ils pas de pr�f�rence envoy�s sur ce site? Non pas que je veuille qu'on boycotte le site du p�tulant Renucci ...
En fait c'est très simple Bedriaga, mon site n'est pas vraiment conçu pour les échanges. Son ergonomie autorise un commentaire ou deux mais pas véritablement la discussion, voici pourquoi, lorsqu'un sujet intéresse François, je ne fais aucun obstacle à ce qu'il reprenne l'info sur son site qui se prête mieux à ce genre d'exercice.
Au fond, François, étant plus jeune que moi, il est naturel qu'il soit aussi plus pétulant...! Je n'en éprouve aucune jalousie juste une pointe de regret.
Merci de votre visite en tout cas.
Comme pr�vu, cher Norbert, une discussion est entam�e � propos de ton interview de FM Durazzo : http://pourunelitteraturecorse.blogspot.fr/2012/04/on-relaie-francescu-micheli-durazzo-ci.html
Merci François.
Merci pour cette belle soirée avec les musiciens au bastion...Nous avons été vraiment impressionnés.
Tout le plaisir a été pour nous car l'auditoire était vraiment attentif et de grande qualité. Ce fut vraiment une belle soirée.
Je précise: cette "critique" muselée pour laquelle certains plaident, auxquels E. Caminade fait allusion et qu'elle désaprouve.
Je pense sincèrement, qu'il s'agit plutôt d'une sorte d'autocensure de la part de ceux qui commentent les textes car, en Corse, il y a toujours cette volonté de ne pas blesser un auteur. Ici tout le monde se connait et ceci explique peut-être cela. Je vous donne mon sentiment tout simplement. En tout cas merci pour vos remarques.
Proos lucides et pertinents de E. Caminade. Qu'est-ce donc que cette "critique" muselée? Comme la CTC, interdite de dénoncer les manquements les plus graves ...
Honnêtement, je ne pense pas que quelqu'un interdise à qui que ce soit de critiquer un ouvrage en Corse...Par contre, il me semble exact de dire que parfois, les réactions des auteurs ne sont pas celles qui conviennent car l'humilité doit aussi être présente dans le monde de l'art et plus largement de la création.
Merci pour cet entretien avec Emmanuelle Caminade, je ne me lasse pas de voir détailler les façons dont sont lus les livres corses ! Deux points de désaccord : je trouve très important le fait que des préférences et des refus soient énoncés publiquement (pas de vie littéraire sans cela, ou alors une vie au ralenti, engourdie). Et sur la question de l'expression "littérature corse", on peut la remplacer si on veut par "littérature en Corse", mais on ne prend pas en compte tous les écrits publiés voire rédigés hors de l'île ; et je trouve que "littérature corse" permet de poser la question de la relation à la collectivité (peuple, nation, pays, région + la question d'un désir collectif de littérature), ce qui ne veut pas dire faire allégeance à une vision fixiste et stéréotypée de l'identité. Non ?
François, il faut tenter de relancer cette discussion sur ton site...Tu sais bien que sur "Invistita" c'est asez difficile !
Je viens de recevoir votre livre sur le peintre Nicolas Cotton, il est remarquable. Un grand merci de m'avoir fait découvrir cet artiste que je ne connaissais pas.
Merci, la maquette du livre est en effet un véritable hommage au peintre. Pour ce qui est des textes...c'est à vous de voir..De toute manière, ce fut un grand plaisir pour moi de travailler sur un thème pareil.
Norbert, où en est l'association entrelignes, où en est l'action poètique qu'elle a su si bien engager... je n'ai aucun retour à ce sujet... je t'ai dit que je souhaitais apporter ma contribution... je m'interroge....peux tu nous en donner des nouvelles.... AMISTAT...Enric Dayssol
Je pense que le plus simple serait que tu contactes jean François Agostini, c'est le Président de l'association et il est plus en mesure que moi de te renseigner.
Amitiés Henri
Norbert, j'apprécie ton billet critique sur les modalités de la discussion littéraire corse sur les blogs et forums en ce moment. Je vais relayer la chose sur "Pour une littérature corse" afin de multiplier les occasions de débat. Je trouve personnellement qu'il est nécessaire de nommer ces lieux numériques afin que chaque lecteur se fasse une opinion par lui-même, en jugeant sur pièces. Peux-tu confirmer que tu parles bien de "Pour une littérature corse", "Passions cyrnéennes", les pages Facebook de Tancrède Paoletti (Francescu Paoletti, Titi Rocchesani, Moreschi-Defonds), le forum de Musanostra, le forum de la Gazetta di Mirvealla, etc. ? (Je m'empresse de dire ici - car on m'a soupçonné - que je n'ai pas créé de tels canulars, je ne suis pas Tancrède ni aucun autre personnage inventé). Par contre, je trouve utile de discuter des mérites et défauts de certaines façons humoristiques de parler de la littérature corse. A bientôt. Amicalement.
Nous aurons l'occasion d'en reparler, je présume...Merci en tout cas !
Merci de nous avoir présenté de façon simple et agréable cet auteur dont on ignorait tout,Tomas Tranströmer Prix Nobel 2011 : les poèmes proposés donnent envie d'aller plus loin dans la découverte...Celui de la mort ayant pris les mesures et d'autres sont inoubliables
J'ai pratiquement découvert en même temps que vous...
Votre dernier ouvrage acheté à Ajaccio et que vous nous avez dédicacé est une merveille. Merci de nous permettre de découvrir une terre par sa langue que nous commençons à mieux connaître et qui révèle dans vos écrits ses infinies potentialités. Nous ferons découvrir vos textes à nos élèves.
Avec tous mes remerciements pour votre message de sympathie et en espérant de pas ennuyer vos élèves.
L'ATLANTIDE OH L'ATLANTIDE... Ne la cherchez plus elle est à vos pieds, nue, fière et sauvage, portée sur la corne d'un sanglier. Le mystère des origines reste un mystère... et pour cause : REVEILLEZ-VOUS, LA CORSE C'EST L'ATLANTIDE... ! Epicentre atomique en mouvement, engloutie par l'ancienne atlantique il y a si longtemps, ressuscitée par l'orage il y a si peu de temps. La plus belle des îles, la plus sacrée, la plus éclairée par les vents. Île des revenants, île de beauté des morts éveillés, magma de pierres rouges qui chantent... QUE CELA VOUS PLAISE OU PAS, LA CORSE C'EST L'ATLANTIDE... ! SACHEZ LE ET FAITE LE SAVOIR ! Le Hors Humain. http://www.horshumain.org TWITTER: http://twitter.com/#!/HorsHumain Page officielle Facebook : http://www.facebook.com/lehorshumain?sk=app_211922232159962 DAILYMOTION http://www.dailymotion.com/le-hors-humain
Bien, bien..Nous en prenons bonne note.
heureux de trouver à l'honneur ce blog de poésie dont nous avons suivi les premiers pas et à présent l'adolescence ; Henri Dayssol vient régulièrement présenter des auteurs, lire des textes lors de nos cafés littéraires et nous lui réservons avec plaisir et amitié ces instants poétiques devenus nécessaires. cordialement.
Oui, oui je sais qu'Henri est l'un de vos fidèles...Je lui ai donné la parole car, me semble-t-il il a des choses à dire et le personnage est "tout d'une pièce" !
Norbert, nous espérons votre visite à la rentrée ; nous laisserons alors chanter nos muses
Pas de problème, cette fois je ne vous ferais pas faux bond comme l'an dernier...
Bravo, HD : dans le fond, vous avez ce que vous méritez. De la reconnaissance et, bien sûr à travers vous, la découverte des voxpoètes. Merci pour les propos que vous tenez concernant la poésie. Je vous dis à bientôt. Amicalement, Fabrice FARRE
Merci pour vos propos Fabrice...En effet la parole d'henri mérite d'être entendue...
Norbert, d'abord un très grand merci, ce n'est pas facile ni très agréable d'écrire des comptes rendus ; en plus le tien est développé, clair, riche : il permet donc à un public potentiellement infini de poursuivre la discussion. Bien des points abordés me semblent très intéressants, et discutables. J'y reviendrai sur mon blog ou sur ta page Facebook (c'est déjà commencé d'ailleurs).
J'ai fait ce que j'ai pu....mais ce n'est simple d'animer et de prendre des notes exploitables...
Mon cher Norbert, Vous avez investi le Bastion,avec la délicatesse du Poète,sans en avoir l'air et en respectant son mystère. Oui,l'oeuvre n'existe vraiment que par le lecteur qui la prolonge et l'enrichit de sa propre vision , de sesémotions.Encore faut-il qu'elle ait la chance de rencontrer de vrais lecteurs.Avec vous,cher Norbert,c'est le cas.Je vous en suis infiniment reconnaissant.
Très amicalement Marie-Jean
Je suis ravi que mon petit compte rendu vous ai plu, croyez bien qu'il est sincère et écrit avec le coeur.
Avec toute ma sympathie
Eccu lu u curaghju di l'omu: essa sempri prontu à dì chì sbucciani i fiora di li nosci sogna puetichi ancu in u puzzicheddu di un mondu malignu ; eccu lu to curaghju à tè ,teni forti chì bisognu ci hè di suvità i chjassi fiuriti di la biddezza umana piattata ch'idda hè in certi scritti isulani o altri chè tu ci porta com'è tanti mazzuli di spiranza, caru Nurbertu.
O la me amica cara com'iddi so beddi i to parolli, è quantu ci danni l'invidia d'andà ancu più luntanu sin'à u locu induva finisci u chjassu ! Ti basgiu amica meia è più chè nimu eiu socu l'aiuttu è a fratiddenza chè tu m'ha sempri purtatu. I me ringraziamenta so pà u sempri è di u più prufundu di u me cori.
T'abbracciu è à prestu cara
Nurbertu
Oui, une revue littéraire de tempérament. Des entretiens indispensables. On adore! A très bientôt.
Si ma libraire préférée adore....alors que puis-je espérer de plus !
Continue à écrire seul, à ton rythme et sans planning imposé, sans concessions ni compromis, car c'est une garantie de liberté mais aussi de qualité. Pas besoin d'être "pro" pour communiquer sa passion et puis les défauts,on les aime, ce sont eux qui font d'Invistita un site unique...
Merci Emmanuelle, il va maintenant falloir que j'assume jusqu'au bout... Bigre quelle déclaration ! Mais vois-tu , ce qui est réconfortant dans tout cela c'est que l'on s'aperçoit que l'on est tout de même entendu et même compris...!Comme quoi quelque chose arrive tout de même à passer malgré les filtres et les obstacles divers.
Quel beau bilan ; les auteurs et les lecteurs peuvent vous remercier ! Merci pour ce travail généreux !
Marie France, merci à vous et, je vous l'assure, tous ensemble nous pouvons faire avancer le goût pour les livres et la réflexion ! La passion qui vous anime est aussi la mienne et la vie sans passion ne mériterait pas d'être vécue.
Norbert, bravo pour ton travail. Je trouve très juste ton analyse de la vitalité et des obstacles du milieu littéraire corse et je suis aussi d'accord sur le fait qu'Internet offre une belle liberté (de point de vue, de ton, rythme). Dans l'attente joyeuse de tes prochains billets !
Oups...la réponse que j'avais écrite a disparu....Je suis certain que tu me l'as enlevée FXR ! Je te remercie François et sache bien que même si nous sommes en désaccord sur certains points (et c'est la vie...), nous partageons une passion commune et c'est cela l'important espèce de briseur de grève !
Bonsoir Norbert, C'est extrêmement réconfortant de venir de temps en temps visiter votre site ! Sa structure est un peu déroutante pour un internaute traditionnel, puisqu'il est basiquement un site Web avec une structure statique, mais dispose d'une rubrique "news" qui s'apparente à un blog et de la possibilité d'y insérer des commentaires de la part de visiteurs, ce qui lui donne aussi les caractéristiques d'un site dynamique. Puisqu'il a des fonctionnalités "dynamiques" (chronologie d'articles dans news et commentaires visiteurs), il serait intéressant pour l'internaute affamé que je suis qu'il n'y ait pas besoin que j'aille visiter le site pour savoir qu'il y a du nouveau... Il existe ainsi des technologies dites "fils d'actualités", par exemple RSS, Atom, podcasts, etc..., qui permettent d'alimenter automatiquement les navigateurs ou pages de surveillance des internautes en leur donnant la chronologie des nouveautés d'un site, blog, wiki, etc... Personnellement, j'utilise Netvibes pour constituer une page qui m'est spécifique d'où je surveille une soixantaine de sites Internet qui m'intéressent à partir des "fils d'actualités" de ces sites. Je suis ainsi prévenu instantanément de toute nouveauté sur l'un de ces sites sans avoir même à aller le visiter : c'est très pratique. Aussi aimerais-je bien y ajouter le site Invistita.fr si celui-ci pouvait disposer de fils RSS ou ATom pour la chronologie des "news" et des "commentaires visiteurs" de ce site... Merci d'avance et compliments pour votre site Web. Corse sauvage (PCC Philippe EVRARD)
Merci Philippe, tu es dans le vrai....je serais même plus critique que toi sur l'ergonomie de mon site : elle date ! J'ai bien pris note de toutes tes observations que je partage entièrement et compte faire relooker mon espace dans les prochains mois car un sérieux lifting s'impose...Mais comme tu dois le savoir je suis un Néanderthalien en matière d'informatique et je dois avoir recours à des compétences externes.... Bien à toi et félicitations pour ton site toujours aussi fabuleux !
merci et bravo pour vos entretiens ! de découverte en découverte grâce à votre blog !
En fait, je découvre moi aussi et l'avantage du net c'est que l'on peut partager ses propres découvertes....Un enrichissement permanent !
Remerciements pour votre message
Mr, je viens de créer un site consacré à la poesie vivante et partagée il a pour nom voxpoesi (http://voxpoesi.over-blog.fr) Je m'appelle Henri Etiene Dayssol, je vis à Bastia et j'écris des poèmes... j e participe depuis peu aux cafés littéraires de musanostra... me permettriez-vous de présenter dans voxpoesi quelques uns de vos poèmes en langue Cors (+traduction)... et verriez-vous à priori un inconvénient à ce que nous communiquions plus avant autour de la poésie... Henri Etienne Dayssol 5av M Sébastiani 20200Bastia tel 06 35 18 18 52.
Merci mon cher Henri, j'ai visité votre site et bravo ! Bon courage pour votre entreprise et mes remerciements pour avoir mis en ligne l'un de mes textes. C'est entendu, nous échangerons plus longuement.
Amitiés
Merci M. Paganelli, cette expression de sympathie nous fait chaud au coeur. oui, tout le monde a besoin de reconnaissance. Nous sommes encore plus motivés, de vous avoir lu. merci !
A très bientôt et au plaisir de vous rencontrer !
Norbert, Marie-France, voici un lien vers un point de vue (d'Angèle Paoli) sur Vae Victis : http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/2011/03/marcu-biancarelli-vae-victis.html
J'ai découvert sur votre site un article élogieux sur Vae victis de Marc Biancarelli et j'ai acheté le livre. J'avoue que le propos de l'auteur est assez décapant mais je suis assez surprise du silence qui se fait autour de cet ouvrage. Serait-ce une manière de nier les problèmes qu'il aborde ? je serais ravie de connaître votre position à ce sujet.
Ecoutez, je ne suis pas loin de partager la même analye que vous...Je m'attendais à ce que ce livre soulève des discussions de fond et je dois dire que je suis resté sur ma faim. J'ajoute que le plus surprenant est que ce soit des ouvrages comme Murtoriu ou Ou j'ai laissé mon âme qui suscitent le débat alors que ce sont des oeuvres littéraires. Par contre, le relatif mutisme qui existe autour de ces articles qui prennent des positions asez tranchées me laisse un peu pantois. Mais, vous savez, il faut parfois donner du temps au temps....
C'est très bien, ce que vous faites. Vous avez raison d'ouvrir votre sites aux autres peuples de la périphérie car il y a beaucoup de richesses qui risquent de se perdre. J'apprécie vraiment beaucoup votre démarche.
Je vous remercie, je crois que vous avez compris le sens exact de mon propos: concevoir la découverte et la pratique des langues minoritaires comme une ouverture au monde et non comme une fermeture souce d'exclusions.
Amicu. Hè sempri un piaceri d'essa lettu è i to cummenti mi pichjani in cori è in menti. Hè vera chi a puisia corsa hè à spissu nutrita da u rapportu à a tarra, à a muntagna chi porta in sè altezza è purezza di pettu à una piaghja sempri più marturiata è piriculosa. U to sintimu di pettu à u mari hè finalamenti monda corsu di sintimu è di simbolica. Ma in fin di contu, par inghjunu, u mondu ricustruitu da l'universu pueticu di un autori si faci à spissu à u serviziu di qualcosa di più fundali. L'universu di l'autori ùn saria forsa chè i panni di u so sognu o di una brama chi s'arremba à i nosci lochi. U meu hè di sali è d'acqua è u toiu più minerali ma à l'orizonti ci hè sempri l'umanu. Ti dicu à sabbatu in Livia da campacci cù una stonda d'amicizia.
Alanu
Belli parolli chè tu veni di lampà: à l'orizonti ci hè sempri l'umanu...A chimai sirvarà a puisia s'idd'ùn hè à l'umanu ancu s'è l'umani so di tantu in tantu scherzosi è di pocu valori...ma so l'umani, un antra manera di di : no stessi !
Abbracciu o pueta di l'onda marina
Poursuivons notre entretien relatifs au livre de Charles de Peretti, car la nuit porte conseil et réveille de vieux savoirs. Je pense que tout cela te plaira.. le signor c'est celui qui porte le signum, la bannière (d'où a bandera corsa), le drapeau à l'avant d'une centurie de la légion romaine. Le porte drapeau est un officier qui identifie ainsi son détachement. au cours du IIIe siècle Rome connaît une série d'évènements de type politico-militaires : les chefs de détachement des légions deviennent de potentiels candidats au pouvoir. La bannière devient alors plus personnalisée et correspond aux couleurs dans lesquelles se reconnaît le soldat (passage de la clientèle à l'alllégeance : on connaît) Puis se passe un événement majeur : la bataille du Pont Milvius où Constantin voit s'inscrire dans le ciel le signum (l'alpha et l'omega) et la voix lui dit : "In hoc signo vinces", tu seras victorieux en suivant ce drapeau. Légende ou réalité aucune importance, pour ses contemporains c'est une réalité mentale vive et forte. Enfin conversion du monsieur, naissance de la Rome chrétienne et de ses empereurs, et reprise de ces images dans les sociétés dites barbares (goths, lombards, wisigoths en Espagne, ostrogoths en Italie, puis Burgondes en Bourgogne et Francs dans la Francie (la région parisienne pour faire clair) et pour ne citer que les plus célèbres. Les combattants des armées précarolingiennes et carolingiennes se rangent donc derrière le drapeau (phrase que les révolutionnaires de Valmy et les soldats connaissent bien) et leur chef (parce qu'il est le meilleur (autre idée romaine) est donc le porte signe, u signori. Avec Charlemagne la société se fige dans un ordre militaire et chrétien et la guerre anti musulmane conditionne les adhésions des différents peuples. Chez nous c'est Rome qui est choisie et les chefs de guerre se réclament d'elle. Etre un chevalier romain ne veut pas dire être né à Rome : l'adjectif peut être saisi idéologiquement et à la corse peut signifier "du parti romain". Donc i nosci signori nascini in una sucietà dundi i capi so varrieri, portani i so culori, e so aiutati d'i so parenti, amichi e alliati (belle formule locale) chi duventani i so aderenti, i so partitanti, i so seguacci.
Hè cussi chi in Corsica feodalità ùn ci n'hè micca ma signuria si. (e micca solamenti ind'è no, ma da partuttu in Corsica). Le retour des Cinarchese ou l'arrivée des marquis de Massa puis des De Mari ne change rien à cette structure de fonctionnement, ce n'en est qu'un développement.
a prestu. t'abbracciu
Liveriu
Pour les Biancolacci, le fait de se désigner héritier d'Ugo Colonna relève de la légende tribale (c'e n'est pas péjoratif)
Merci mon cher Olivier pour cette clarté bienfaisante ! Comme quoi en partant de la poésie on peut, d'une certaine manière, approcher la vérité....
Cher Norbert, Je te remercie infiniment d’avoir relayé l’information relative à la troisième édition de la manifestation poétique « Des mots en hiver » qui se déroulera à Levie le 5 février, si les conditions climatiques le permettent. Afin d’éviter toute méprise je précise que la lecture se fera en présence de Joël Bastard et de Stefanu Cesari. Nous tenterons avec ton soutien et celui d’Alain Dimeglio de faire découvrir au public, toujours nombreux et passionné de Levie et de l’Alta Rocca, les nouvelles facettes de la poésie contemporaine à travers l’œuvre de ces deux poètes. J‘en profite pour annoncer, cette fois dans le cadre du Printemps des Poètes dont le thème est cette années d’infinis paysages , la venue à Bonifacio le 19 mars de Kenneth White, je donnerai ultérieurement des détails sur cet évènement. D’autres manifestations sont également programmées dans le courant du mois de mars par l’association Entrelignes. Mon amitié vive.
Jean-François Agostini
Toujours avec toi pour faire passer des infos sur ta généreuse initiative ...c'est aussi cela , l'amour de la poésie !
Vous n'avez pas à vous justifier lorsque vous choisissez de présenter un ouvrage qui n'est pas à proprement parler, un ouvrage de poésie...La poésie est en toute chose et vous en administrez la preuve en donnant la parole à des auteurs fort différents. Vous faites cela très bien et je voulais vous en remercier car vous faites passer une bouffée d'oxygène au sein même de l'univers poétique qui ne peut vivre sur lui-même sans se scléroser. Le succès de votre site vient de là: cette ouverture, cette curiosité que vous manifestez et qui, personnellement, m'émerveillent.
Jean Pierre
Merci Jean Pierre...En fait, vous l'avez bien compris, je ne me justifiais pas vraiment...je prévenais tout simplement que dans mon esprit (comme dans le vôtre) la poésie était parfaitement compatibles avec d'autres pratiques et qu'on pouvait s'enrichir de bien des expériences et de bien des approches.
Bonsoir, Il y a quelques temps vous m'avez adressé un courriel sur mon blog (http://fiumorbo.blog.mongenie.com/), j'ai voulu vous répondre mais vous étiez parti sans laisser d'adresse (!)... En revanche et comme vous me le proposiez je suis d'accord pour un échange de liens. Dans l'attente de vous lire je pars à la découverte de votre site (passion de la poésie oblige !)... Au revoir ! Lily
Parti sans laisser d'adresse ? Bigre, je sais que je suis un peu distrait mais là j'ai dépassé les bornes. Je vais réparer cela tout de suite chère Lily
Vous avez bien raison de vous tenir éloigné de l'agitation stérile que l'on peut trouver ici et là sur le sites de littérature...J'aime beaucoup cette indépendance, cette sérénité.
Merci Jeanne mais je crains de vous décevoir un peu....Indépendant: certainement ! Serein....hum hum....J'en connais qui ne disent pas comme vous....
Impossible pour moi de lire entièrement l'ouvrage de M. Ferrali....Je ne maîtrise pas assez la langue mais, pour l'avoir acheté, je l'ai parcouru, j'ai tenté de m'y introduire...Grâce à votre entretien (d'excellent qualité) je pense trouver assez de force pour m'y remettre afin de ne pas attendre la sortie de l'ouvrage traduit en français. Les éclairages que vous donnez sur la littérature insulaire sont fondamentaux, il est parfaitement clair que vous occupez un espace original et indispensable.
Merci bien pour votre commentaire et, si le coeur vous en dit, vous pouvez aussi lire l'excellent compte rendu qu'en a fait Marc Biancarelli dans l'un des récents numéros de "La Corse votre hebdo". je pense que nous sommes tous d'accord pour saluer la naissance d'un écrivain dont il ne fait aucun doute que nous entendrons parler.
je suis très sensible aussi à la musique des poèmes de S Cesari ; par expérience, comme bien d'autres, j'ai ressenti l'émotion encore plus forte qui étreint lorsqu'il lit lui-même ses vers...C'est un peu valable pour tous les poètes, sans doute, mais il se joue dans ce cas autre chose, le texte étant véritablement transcendé par le son et souffle et les silences Merci Norbert de nous avoir invités à nous replonger dans son "mystère"
En parfait accord avec votre propos... Effectivement, Stefanu fait aussi partie de ceux qui savent "dire" leurs textes...ce n'est obligatoirement le cas de tout monde car la sensibilité, si elle est indispensable pour faire passer un message de cette nature, ne suffit pas....
Norbert,quelle étonnante et belle île littéraire que ton site!où il fait bon souvent de se naufrager et observer ton écriture aller et venir dans ses mouvements sensibles,amples,précis,élégants et aériens. Pourquoi cet éloge mérité aujourd'hui? En dehors du fait qu'il me semble naturel de le dire parce que je le pense,c'est les propos que tu tiens sur Stefanu Cesari,l'excéllente présentation que tu fais de lui et de sa poésie. La traduction proposée de ses vers est-elle de toi,de lui,d'un autre?Cette poésie étreint,sa traduction autant. Moi bêtement,à la première lecture de :"Calchissia si ni mori,in a so cari si spinghji un pasciali..",je m'apprêtais à traduire:"un palais s"éteint" au lieu de "village". Je me demande si au fond mon erreur n'était pas volontaire. J'aime ce que tes expressions dégagent:"Sa poésie est une poésie des encoignures..". Comme ta lecture de Cesari,de poète à poète,donne envie de l'entendre raconter sa voix!. Oui mon ami comme tes mots donnent envie! Merci Pierrot
Pierrot: c'est Stefanu qui fait lui même la traduction en français de ses poèmes...Pour la traduction que tu proses, je ne comprends pas très bien car"pasciali" correspond bien à "village" ou "hâmeau" ou "lieu perdu" (avec quelque chose de péjoratif) mais, bien entendu la traduction d'un texte poétque peut autoriser une certaine liberté....Je te remercie de ton appréciation et, c'est bien vrai, Stefanu Cesari est quelqu'un qui me va droit au coeur, il me semble n'avoir aucune difficulté à entrer dans l'univers de ses textes.
Amities
je viens seulement de découvrir "Invistita"...Bravo, vraiment bravo de nous donner cette émotion in lingua nustrale. j'avais un a priori sur la poésie en langue corse car je la trouvais ou trop passéiste ou trop intellectuelle. Je dois dire que je peux vous faire aucune de ces deux reproches: il s'agit bien d'une poésie du temps présent écrite avec des mots qui vibrent.
Francesca, je n'ai bien compris s'il s'agissait du site ou de l'ouvrage. En tout cas tous mes remerciements, j'essaie, en effet, de faire comme vous dites....Il semble que j'y réussisse parfois. C'est une grande joie pour moi lorsque quelqu'un me le dit car je crois que l'on écrit de la poésie pour toucher, un peu comme on a été touché.
"Jacques Fusina a réussi son pari : rédiger un ouvrage de synthèse sur une question qui intéresse tous les passionnés mais aussi le grand public." Vous avez su trouver les mots justes pour qualifier cette oeuvre importante et nécessaire à ce moment de l'histoire des idées insulaires ! merci
C'est toujours plus facile lorsqu'on est convaincu....Merci à vous !
vous avez raison d'insister sur la beautéde la revue Nu(e): du travail soigné, un effort de conception, présentation, mise en page...un je ne sais quoi d'indémodable, d'"offrable" à ses amis chers...
Moi aussi Marie, la beauté sobre de l'ouvrage m'a frappé. Nous sommes assez loin de ce qui est clinquant et facile...Encore faudra-t-il avoir des amis qui puissent apprécier....
Au fait, pourquoi cet ouvrage de J. Ferrari ne donne-t-il lieu qu'à si peu de discussions sur les sites corses ? Je me trompe peut-être...mais j'ai comme l'impression qu'on le cite mais sans plus...
Merci Marie, il me semble pourtant que le livre de Jérôme Ferrari fait l'objet de nombreux commentaires (Pour une littérature corse, Musa nostra, L'or des livres....et j'en oublie certainement). J'ai même le sentiment que certains s'en plaignent et préfèreraient un peu plus de discrétion , vous voyez, les avis sont partagés...Je pense sincèrment que si vous cherchez bien vous allez trouver votre bonheur.
Salut Norbert. D'abord, il faut que tu m'imagines heureux moi aussi d'avoir lu ton regard sur Murtoriu. Ces retours de lecture sont des encouragements importants, et à l'heure où manquent des comptes-rendus critiques des ouvrages publiés en Corse, ton site, ainsi que d'autres, permettent de combler certaines lacunes de la presse écrite dans ce domaine. En tout cas merci encore, je ne crois pas à de la complaisance dans cette lecture et ton avis me fait chaud au coeur. J'ai aussi lu ton article sur le "Sfraiu". Bien sûr je partage cette vision. Les auteurs tentent ce qu'ils peuvent pour donner à voir un monde pour ce qu'il est, ou ce qu'ils croient qu'il est. On nous le reproche de manière parfois étonnante, et pourtant, combien nos textes sont en deça des réalités ! Les faits divers sordides qui s'étalent dans la presse dépassent en tout ce que nous pouvons inventer. Je dirais même que parfois j'ai l'impression d'être une sorte de castor junior, avec ce que j'écris, quand je lis la presse. D'accord donc pour interpréter avec toi une espèce de cécité de la société (de la Corse) face aux maux qui la touchent. J'ai lu aussi ton papier où tu fais part d'un constat acerbe sur les différents milieux de la littérature corse. Je peux partager ce constat et même en rajouter dans la désillusion si tu veux savoir. Il n'y a pas un matin qui se lève sans que je me dise à quoi ça sert ? Pourquoi je me fais chier ? J'ai plus souvent que tu ne penses l'envie de tout envoyer bouler. Et puis je me dis que ça ne change rien. Et qu'on s'en fout de la médiocrité, de la mesquinerie ambiante. Cessons d'écrire avec cette idée qu'un vaste mouvement englobant nous accorde intérêt et reconnaissance, ou nous sait gré de notre implication et de notre travail. Ecrivons chacun nos livres et battons nous comme nous pouvons pour leur existence et leur diffusion. Les éditeurs ne sont pas nos amis, et pas toujours de grands philantropes, les autres auteurs ne sont pas forcément nos potes et rien ne dit qu'il doit en être ainsi, les jalousies, les coups bas, les rivalités existent et existeront toujours. Les lecteurs non plus ne sont pas toujours des amis à qui l'on envoie des lettres d'amour, parfois même les retours peuvent être affligeants, le fanatisme encombrant, les désirs envahissants. C'est la règle du genre. Ici et ailleurs. Bref, je suis assez d'accord avec toi, mais ça ne change rien. Et ça ne changera rien de flinguer à tout va ce qui nous gonfle (et dieu sait s'il y en a des choses qui me gonflent !). J'abrège. Je le comprends ton papier et j'aurais pu l'écrire, mais le plus important c'est les livres. Il est si difficile de les faire exister et vivre qu'il vaut mieux garder son énergie pour ça. Et celui qui écrit ces mots a déjà perdu beaucoup d'énergie à batailler lui aussi contre le système, crois-moi... Bon, mais tout ça c'était pour faire écho à ton propos, tu es bien entendu libre de crier et ce genre de cris, c'est aussi pour moi de la création, des vérités qui font leur place. T'abbracciu è ti porghju a mani, credila puri.
Merci mon ami Marco, tes paroles, je les ai lues et relues et ...comment te dire...J'aurais pu les écrire aussi si l'un de mes amis avait écrit un papier comme le mien...C'est te dire ...! Nous sommes et nous ne sommes pas, nous sommes nous-mêmes et quelqu'un d'autre...Bref, Marco , je te remercie d'avoir parlé avec ton coeur et ton coeur est grand...Si, si je le sais, ton coeur est grand et cela me suffit. Nous n'avons pas besoin de flateries, de faux semblants, de circonvolutions pour nous dire les choses vraies que nous ressentons et cela vaut tout l'or du monde. Alors pour répondre à ta question, ou plutôt à ta recommandation sur la nécessaire prise de distance que nous devrions avoir vis à vis des contingences de l'actualité, je te répondrais: oui, oui bien sûr car ce que nous faisons ne se situe pas dans cette contingence mais dans un ailleurs ou le temps n'a pas de durée mais que veux-tu...? Je fais partie de ces hommes qui s'émeuvent encore d'une belle femme, qui pleurent lorsqu'un ami est dans le malheur, qui est capable de "faire le coup de poing" si on lui chatouille le nez, qui peut dire merde à Dieu le père en personne et qui préfère parfois dormir à la belle étoile plutôt que dans son lit...
Honteux de tout cela ? Non hélas, justement...alors ne me demande pas de manger des biscottes sans sel et de tout supporter, j'aurais l'impression d'être déjà mort...Tu me comprends n'est-ce pas? Et tant pis si je me trompe ou si je me fous le doigt dans l'oeil mais l'envie de dire merde est parfois plus forte que le désir de passer sa main sous une jupe...Tu comprends ?
Je t'embrasse Marco et merci d'avoir été été un court instant mon aîné...! Je sais très bien que cela ne durera pas !
décidément m. paganelli , c'est moi la pas douée je vois l'image en première page, je lis news 59 mais ne la trouve pas tizzano est un roman que j'ai aimé et j'aurais aimé découvrir un peu l'auteur amicalement
Ce Monsieur Renucci est encore plus diabolique que moi sous son air angélique...Méfiez vous Joëlle...et méfiez vous aussi des vieux Messieurs charmants.... Pour en revenir à notre affaire, je pense que vous cliquez sur le titre de la news qui sur la page accueil mais l'ergonomie actuelle su site ne permet pas un renvoi direct à la news. Pour cela il faut allez dans la rubrique et faire défiler comme le dit F.X.R qui, pervers comme il l'est, imagine que c'est une astuce marketing....C'est tout simplement un manque de souplesse de l'architecture du site, il va de soi que j'en ai conscience et que cela fait partie des choses que je projette d'améliorer mais....mon homme de main qui est aussi mon fils est très occupé et ne respecte pas les délais !
j'ai apprécié votre billet sur murtoriu je crois avoir vu que vous en avez fait un sur tizano de f bonardi dites moi ici ou sur le forum de musanostra comment le trouver ? à bientôt
Merci chère Madame, le petit papier sur Tizzano est bien dans les news (je crois que c'est la 59° mais vous pouvez vérifier sur la page accueil). En fait plus qu'un petit papier c'est un entretien avec l'auteur Fabrice à propos de son ouvrage. Pour ce qui est du Forum Musanostra....Désolé mais je n'y arrive pas, ce sont ds gens trop intelligents qui ont conçu le cheminement diabolique pour y arriver et je déclare forfait.
Sentiments amicaux.
N.P
Norbert, chì ghjè istu messagiu "Acessoria acadêmica....", ùn poi micca caccià lu ? Scrivu un antru quì, chì cusì ci serà un messagiu umanu, no ? Sì troppu nant'à Facebook, iè ! Aspettu un articulu novu nant'à Invistita...
Un hè nudda o Francè...una mosca chi hà missu à pusà nantu sta pàgina...L'aghju lacata un pocu chè i moschi t'ani u drittu di campà anch'eddi...Eppo...a vedi da par tè a mosca si n'hè andata . fà attinzioni ch'ùn si mitissi micca nantu à u to situ sta mosca wibirina !
mr Paganelli que votre site est intèrressant ! je vois souvent des textes qui me parlent et j'aime votre façon gentille de parler de tout. je lis presque tout ce qui peut se lire sur le corse et sur la littèrature en génèral et il y a de grands efforts de fait je voulais signaler que je vais souvent sur un site que vous citez peu sans doute parce que vous ne l'avez pas découvert, musanostra : avec rien une équipe a fait un travail de titan toujours dans le mème esprit que vous , sans jamais chercher à faire mal à personne, toujours dans la bonne humeur avec peu de moyens on fait des miracles. vous devez tous passer un paquet d'heures derrière vos écrans mais on en redemande continuez
Cher Monsieur vous avez raison: je ne fréquente pas assez ce beau site qu'est Musanostra dont je loue l'esprit ouvert et indépendant ainsi que toutes le initiatives. ce n'est pas un qualconque dédain de ma part mais une incapacité à demeurer trop de temps sur la toile. très rapidement elle me fatigue et je réduis mes visites. Mais, avant même que vous me le disiez, j'avais pris la décision d'une fréquentation régulière de Musa nostra. maintenant, comme disent les thérapeutes, reste à passer du "cognitif" au "comportemental"....c'est un peu comme l'arrêt du tabac...
Amitiés et merci pour votre charmante visite...
Paul Arrighi Devinettes sur notre village d’hier et d’aujourd’hui en Corse di Paul Arrighi (Photographie de «notre village dans l’île Corse», prise au levant par Ludovic Freppaz- Rossi) Je ne nommerais pas le village de Corse d’où est issue ma famille paternelle, mais je vous donnerais, en guise de sésame, avec ces deux photos prises au levant et au couchant, quelques indications pour que vous puissiez retisser le « fil du Minotaure» qui mène à la sortie de tout labyrinthe et tient l’Esprit en éveil.Trois particularités le caractérisent; sa hauteur, sa luminosité et son éloignement. Ces trois propriétés ne sont point seulement géographiques mais font bénéficier ce lieu de ces trois vertus: le regard méditatif, la finesse d’esprit et le sens de la solidarité.* Son altitude, s’étage entre 650 et 750 mètres et se drape dans une vêture de châtaigniers. L’eau y coule, rafraîchissante, provenant de quelques sources et ruisseaux. Ici, grâce à cette eau et à la densité des arbres, le vert et la fraîcheur persistent, au moins jusqu’à la mi-août, les années où le surcroit de soleil et de chaleur ne font pas rougeoier, plus tôt, le maquis et les feuilles.Ses atours se parent des chatoiements de doré et du roux des feuillages brulés. Le mélange des verts laisse alors la place aux couleurs de renard roux et le maquis se transforme en tapis de couleurs, pour fêtes automnales, alors que les sangliers courent et fuient dans les bois.En été, la fraîcheur préservée, alors même que le soleil flamboie et brûle est un vrai bienfait pour l’Ajaccien qui quitte son labeur ou pour celle ou celui qui vient de plus loin retrouver ses racines, en quête de repos et souvent de paix de l’esprit.Cette fraîcheur permet d’éviter la torpeur qui paralyse les corps et les projets. L’altitude favorise la vivacité des corps, de l’esprit et échauffe parfois les propos, comme le chaud alcool de myrtes.* De son altitude, découle la propension de ses habitants à voir les êtres et les choses avec hauteur et leur goût de contempler les cieux et les constellations.Rappelons-nous que les astronomes et philosophes grecs commencèrent à scruter les étoiles et aiguiser leurs premiers «concepts» à partir, des hauteurs marines, du surplomb des rochers, avant même de disposer des outils efficaces pour l’astronomie.C’est à partir de points d’observations analogues et d’un même ciel étoilé que bergers, marins et montagnards, apprirent à scruter les mêmes immensités étoilées et à philosopher sans souvent connaître les réservoirs de savoir des bibliothèques. Ils y trouvèrent aussi des fils d’interprétation pour mieux apprivoiser les joies et les souffrances des hommes.En effet, n’est-il pas à portée des hommes les plus simples que d’éprouver les sentiments de la grandeur et du sacré de l’être, parcelle d’un univers qui nous échappe encore et pour longtemps encore ?Du haut des rochers de granits escarpés ou des châtaigniers mystérieux, il n’est pas de grandeur autre que celle de l’esprit humain, de la nature et du grand mystère de l’Univers. Aussi ne m’étonnerait-il point que notre village ne se fut avéré propice au culte de quelque très ancienne religion solaire. * La luminosité est la seconde caractéristique de notre village, situé face aux pics qui déchiquettent l’horizon, surplombé par la «Sposata», femme fugitive restée pétrifiée sur son «cheval de pierre». En effet, ici, la vue est presque transparente et porte haut et loin. Lumineuse dans son intensité, la vue, du haut des pics et des cimes présentait l’avantage de voir approcher les vagues successives d’envahisseurs et de se réfugier, si l’on ne pouvait envisager de lutter ou de vaincre, au cœur des forêts et de la «macchia» protectrices.En bas de la montagne, le «Liamone» serpente. Ce torrent tumultueux paraît si étroit et semble un simple fil d’eau, vu d’en haut. Toutefois, il a paru bien redoutable aux anciens, qui se souviennent de ses crues, funestes aux imprudents noyés. Ils l’avaient nommé « Fiume Grossu». Plus haut encore, planent les rares aigles et autres oiseaux de proie, surveillant leur domaine de pics et de montagnes et narguant les renards qui rôdent autours des bergeries.C’est cette transparence de l’air qui favorise l’acuité du regard et paraît donner une incitation, comme l’éclair de deux silex frottés, à la perspicacité et à l’acuité de la pensée. C’est aussi, peut être grâce à cette luminosité et à cette transparence que les peuples de la montagne sont, plus que d’autres, libres et indomptables.Nulle vérité révélée, nulle imposture idéelle ne saurait durablement altérer durablement la justesse de leur goût profond pour la liberté. Une opinion, un jugement se fondent ici, autant sur la contemplation du ciel étoilé et de la marche des astres, véritable école de sagesse et de philosophie pratique, que sur les opinions et les mots trompeurs des doctes, des habiles et des rhéteurs. * La troisième caractéristique de notre village de pierres, est curieusement l’éloignement. Pourtant, il n’est situé qu’à vingt-cinq, peut être trente kilomètres de la mer et à moins de soixante d’Ajacciu. Cependant un univers paraît séparer les modes de vie et les rythmes de vie qui se sont emparés des villes.Ici, nous pouvons renouer avec la continuité de la chaîne des temps et des familles soudées face au défilement des saisons et à l’expression de besoins vitaux. Aux cris des coqs qui ouvrent tôt la journée succèdent, le soir, les aboiements plaintifs des chiens qu’apeure la nuit qui tombe et qui se mettent à hurler à la lune. La seule fissure, dans cet éloignement plus temporel que géographique, dans cette distance gardée face aux «folies du Monde» qui s’agite et tournoie, est constituée par les téléviseurs, leurs antennes satellites ainsi que par l’arrivée des voitures lors des fêtes et des vacances d’été qui rompt une apparente immobilité.L’autre fracture dans cette continuité du fil des «travaux et des jours» est apportée par le téléphone et désormais le téléphone portable dont la réception s’améliore après avoir été bien précaire et seulement audible à la croix du «calvaire», qui vit tant d’amoureux et de promeneurs de s’y rendre et quelquefois lorsque la chance leur riait, de s’y aimer.Sans ces trois brèches, les communications entre les univers distincts seraient plus que rares et feraient apparaître l’entité de notre village et le monde des villes comme deux planètes séparées dont, malheureusement, la plus sage et la plus durable des deux s’étiole, hors l’été, faute de l’aptitude de l’homme contemporain, ce «nomade stressé», à supporter le poids d’une solitude qui le contraindrait à un examen de conscience, à l’impitoyable jeu du miroir et à la pratique ritualisée d’une sagesse immémoriale, qui demeure finalement perdue par nos contemporains, plus souvent, en quête de paraître que d’être .Aussi, cet éloignement métaphysique, que notre village peut maintenir, comme instinctivement, face à la course épuisante et sans fin de la civilisation urbaine, s’élargit en qualité morale des êtres.n’est pas seulement une distance de protection, un «refuge moral» qui est conservés face à la «ville-aimant». C’est aussi un autre «tempo» d’une très ancienne civilisation où les valeurs actives de la solidarité pouvaient s’exprimer sans ostentation parce qu’elles étaient, tout simplement, vitales et procédaient d’un sentiment profond de commune parenté devant les bonheurs et les malheurs.Notre village, luit encore comme un fanal, mais pour combien de temps encore, une communauté soudée par la fragilité des femmes et des hommes face à l’immobilité hiératique du granit et les colères furieuses des saisons.C’était pour lui, comme dans chaque «piève», une démocratie mêlée de proximité et de simplicité.C’était aussi le Monde que connurent Homère et Ulysse, le cœur d’un «monde Méditerranéen» avec ses valeurs longuement mûries par une histoire tumultueuse, faite d’honneur, de grandeur et du sentiment tragique de la vie. Paul Arrighi. Mai 2010 Écrit dans la maison familiale de la «Casalonga» dans notre village dont, chers visiteurs, vous aurez peut être, s’il vous plaît, et en avez la curiosité de chercher le nom et d’y séjourner en respectant ses habitants. Ce texte pleinement ressenti est dédié à mon père André, Poète Corse tout particulièrement de ces lieux baignés de magie et de soleil.
Cher Monsieur Arrighi...je vous remercie tout naturellement pour votre commentaire mais, de grâce....comprenez que cet espace n'est très érgonomique pour les longs propos.Ils en deviennent rapidement illisibles et donc incompréhensibles. Il serait souhaitable, si vous souhaitez voir un de vos textes diffusés que vous le transmettiez à mon adresse mel qui figure en première page et que vous connaissez...De nombreuses le font, soit qu'elles ne souhaitent pas figurer sur cette page , soit qu'elle souhaite échanger "intuitu personae"...
En vous remerciant mon cher Paul...
Je vous félicite pour l'excellente tenue de votre site. Je viens de laisser un petit commentaire sur celui de F.X. Renucci et constate qu'avec peu de moyens (je suppose) vous parvenez à animer la sphère culturelle de la littérature insulaire. Heureusement d'ailleurs car sans vos initiatives....et devant le caractère timoré des contributions des médias , il n'y aurait pas grand chose. Un grand merci à votre travail et aussi à votre esprit d'ouverture. Marie
Merci Marie, effectivement je n'ai que peu de moyens et je pense qu'il en est de même pour F.Xavier. Nous sommes des bricoleurs dans le sens très noble du terme et n'avons besoin que de passion partagée pour vivre. C'est à la fois peu et beaucoup mais sachez que des témoignages comme le vôtre nous apportent beaucoup et nous invitent à poursuivre. Merci à vous Marie.
j'ai trouvé tres enrichissante la decouverte d'invistita ;mais j'aimerais mettre à l'honneur un artiste corse qui gagne à etre connu :c'est un poete corse hors pair, fascinant,sincère,contemporain, originaire de LEVIE si chjama Anghjulu Canarelli!
Vous savez Lili, cela ne fait qu'une bonne année que j'ai commencé à rendre compte de la production insulaire....Il rest encore beaucoup à faire, à explorer...et comme je ne veux pas faire de "productivisme", les choses avancent lentement...Chi va pianu va sanu...è chi va sanu po ancu andà luntanu.Anghjulu Canarelli sera tout naturellement présenté mais vousl'avez constaté, beaucoup ne sont pas encore présents...Avec mes remerciements pour votre intérêt et votre patience.
Che piacere, signor Nurbertu ! C'est ce qui s'appelle un tir groupé ! Et même si nous faisons mouche, ça n'est pas bien méchant : il s'en sortira juste avec quelques égratignures... Plus c'est gros, plus ça marche, vous avez raison. Et moi, je ne veux pas mourir sans avoir gouté au moins une fois aux lâches délices de l'anonymat ...
OK. C'est le premier avril. Fabriquer du canular avec des extra terrestres, je veux bien. Signaler qu'en Balagne, les figatelli se regroupent déjà sur les fils électriques, avec un temps d'avance sur la date d'ouverture officielle de la saison touristique, passe encore. Mais se retrouver soi-même mis en scène (avec d'autres, qui s'en défendront eux-même) dans une pantalonade aussi obscure que grotesque est proprement inacceptable.
Je renvoie donc tous les lecteurs d’Isularama au petit passage me concernant sur Invistita. S'il ne s'agissait que d'une caricature, je me plierai de bonne grâce (et méchante grimace, certes) aux lois du genre. Mais je n'accepte pas que me soient prêtés des propos qui inversent très exactement ma manière ordinaire de poser la relation de causalité entre pensée et fond de slip. Matérialisme oblige. On ne change pas de paradigme comme de culotte, bordel !
je viens de lire votre ouvrage "Un sel d'argent" et j'avoue être agréablement surprise par cette rencontre entre le texte et l'image. Ne pratiquant que de manière très imparfaite la langue corse, je ne peux que déplorer l'absence de traduction des poèmes en langue corse mais c'est un choix que je respecte parfaitement.Pensez-vous traduire prochainement ces textes ?
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Bonjour Norbert. Merci pour cette mise au point nécessaire, et très érudite, sur le roman noir. Il reste que toute cette "littérature noire" n'est pas un genre "chimiquement pur" , ce qui est plutôt sympathique !
Hey Norbert ! je t'ai pris " temps perdu inutilement " pour le recueil que je dois donner lors de l' entretien de mon bac de Français :) tu peux en être fier !
Bonsoir, C'est vraiment une bonne idée de présenter vos textes en version bilingue. Je suis très sensible à votre poésie et j'aimerais bien acquérir "Canta à i sarri". Malheureusement il n'est pas répertorié dans le formulaire de commande d' a fior di carta. Est-il encore disponible chez l'éditeur ?
Bonjour Monsieur Paganelli, j'ai entendu parler de vous à Porto Vecchio et suis venu sur votre site qui est une pure merveille. je vous transmets mes amitiés en espérant pouvoir découvrir encore de nouveaux talents comme tous les blogs et sites que vous présentez. C'est une excellent idée et un garnd setrvice que vous nous rendez.
Frédéric
BONJOUR NORBERT, Je viens juste de surfer sur votre site .Un site qui est à mes yeux un haut lieu de poésie au parfum corse.Cette region du monde dont la littérature est d'une pureté incomparable . Amitiés , avec un grand bonjour du nord du Maroc. Mohamed El jerroudi.
Je pense que votre article sur Tristan Cabral sera apprécié par le poète que je connais. je lui transmets votre texte car il ne souhaite pas entrer dans le monde du web.... Je vous tiendrai au courant de la suite et serais très favorable à une collaboration car les thèmes que vous abordez sont aussi ceux qui me préoccupent. Bien amicalement. A. Chenet
paci è saluta o amicu,
Marceddu
Bonjour Norbert , j'ai vraiment apprécié ton site , même si je ne comprends toujours pas le corse malgré le " Aghju vistu u mari " de cet été. Amicalement , Klah
Salutu fraternu o Nurbè¨, chè a litteratura ci dessi forza abbastanza da sfidà 'ssu mondu inghjustu à l'omu. t'abbracciu Marceddu
Salute è à ringraziavvi per u vostru messagiu è pè l'articulu nant'à u vostru situ. Persunalmente, ùn aghju micca l'estru pueticu è u talente per scrive puesie. Allora cercu d'inspirammi di l'attualità pè trattalla di manera satirica Sò felice assai chì u nostru situ vi piaccua. Pè u scambiu di ligami, ùn ci hè prublema !