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2010-08-23 - marco.biancarelli@orange.fr

Salut Norbert. D'abord, il faut que tu m'imagines heureux moi aussi d'avoir lu ton regard sur Murtoriu. Ces retours de lecture sont des encouragements importants, et à l'heure où manquent des comptes-rendus critiques des ouvrages publiés en Corse, ton site, ainsi que d'autres, permettent de combler certaines lacunes de la presse écrite dans ce domaine. En tout cas merci encore, je ne crois pas à de la complaisance dans cette lecture et ton avis me fait chaud au coeur. J'ai aussi lu ton article sur le "Sfraiu". Bien sûr je partage cette vision. Les auteurs tentent ce qu'ils peuvent pour donner à voir un monde pour ce qu'il est, ou ce qu'ils croient qu'il est. On nous le reproche de manière parfois étonnante, et pourtant, combien nos textes sont en deça des réalités ! Les faits divers sordides qui s'étalent dans la presse dépassent en tout ce que nous pouvons inventer. Je dirais même que parfois j'ai l'impression d'être une sorte de castor junior, avec ce que j'écris, quand je lis la presse. D'accord donc pour interpréter avec toi une espèce de cécité de la société (de la Corse) face aux maux qui la touchent. J'ai lu aussi ton papier où tu fais part d'un constat acerbe sur les différents milieux de la littérature corse. Je peux partager ce constat et même en rajouter dans la désillusion si tu veux savoir. Il n'y a pas un matin qui se lève sans que je me dise à quoi ça sert ? Pourquoi je me fais chier ? J'ai plus souvent que tu ne penses l'envie de tout envoyer bouler. Et puis je me dis que ça ne change rien. Et qu'on s'en fout de la médiocrité, de la mesquinerie ambiante. Cessons d'écrire avec cette idée qu'un vaste mouvement englobant nous accorde intérêt et reconnaissance, ou nous sait gré de notre implication et de notre travail. Ecrivons chacun nos livres et battons nous comme nous pouvons pour leur existence et leur diffusion. Les éditeurs ne sont pas nos amis, et pas toujours de grands philantropes, les autres auteurs ne sont pas forcément nos potes et rien ne dit qu'il doit en être ainsi, les jalousies, les coups bas, les rivalités existent et existeront toujours. Les lecteurs non plus ne sont pas toujours des amis à qui l'on envoie des lettres d'amour, parfois même les retours peuvent être affligeants, le fanatisme encombrant, les désirs envahissants. C'est la règle du genre. Ici et ailleurs. Bref, je suis assez d'accord avec toi, mais ça ne change rien. Et ça ne changera rien de flinguer à tout va ce qui nous gonfle (et dieu sait s'il y en a des choses qui me gonflent !). J'abrège. Je le comprends ton papier et j'aurais pu l'écrire, mais le plus important c'est les livres. Il est si difficile de les faire exister et vivre qu'il vaut mieux garder son énergie pour ça. Et celui qui écrit ces mots a déjà perdu beaucoup d'énergie à batailler lui aussi contre le système, crois-moi... Bon, mais tout ça c'était pour faire écho à ton propos, tu es bien entendu libre de crier et ce genre de cris, c'est aussi pour moi de la création, des vérités qui font leur place. T'abbracciu è ti porghju a mani, credila puri.

Merci mon ami Marco, tes paroles, je les ai lues et relues et ...comment te dire...J'aurais pu les écrire aussi si l'un de mes amis avait écrit un papier comme le mien...C'est te dire ...! Nous sommes et nous ne sommes pas, nous sommes nous-mêmes et quelqu'un d'autre...Bref, Marco , je te remercie d'avoir parlé avec ton coeur et ton coeur est grand...Si, si je le sais, ton coeur est grand et cela me suffit. Nous n'avons pas besoin de flateries, de faux semblants, de circonvolutions pour nous dire les choses vraies que nous ressentons et cela vaut tout l'or du monde. Alors pour répondre à ta question, ou plutôt à ta recommandation sur la nécessaire prise de distance que nous devrions avoir vis à vis des contingences de l'actualité, je te répondrais: oui, oui bien sûr car ce que nous faisons ne se situe pas dans cette contingence mais dans un ailleurs ou le temps n'a pas de durée mais que veux-tu...? Je fais partie de ces hommes qui s'émeuvent encore d'une belle femme, qui pleurent lorsqu'un ami est dans le malheur, qui est capable de "faire le coup de poing" si on lui chatouille le nez, qui peut dire merde à Dieu le père en personne et qui préfère parfois dormir à la belle étoile plutôt que dans son lit...

Honteux de tout cela ? Non hélas,   justement...alors ne me demande pas de manger des biscottes sans sel et de tout supporter, j'aurais l'impression d'être déjà mort...Tu me comprends n'est-ce pas? Et tant pis si je me trompe ou si je me fous le doigt dans l'oeil mais l'envie de dire merde est parfois plus forte que le désir de passer sa main sous une jupe...Tu comprends ?

Je t'embrasse Marco et merci d'avoir été été un court instant mon aîné...! Je sais très bien que cela ne durera pas !

2010-08-03 - joelle

décidément m. paganelli , c'est moi la pas douée je vois l'image en première page, je lis news 59 mais ne la trouve pas tizzano est un roman que j'ai aimé et j'aurais aimé découvrir un peu l'auteur amicalement

Ce Monsieur Renucci est encore plus diabolique que moi sous son air angélique...Méfiez vous Joëlle...et méfiez vous aussi des vieux Messieurs charmants.... Pour en revenir à notre affaire, je pense que vous cliquez sur le titre de la news qui sur la page accueil mais l'ergonomie actuelle su site ne permet pas un renvoi direct à la news. Pour cela il faut allez dans la rubrique et faire défiler comme le dit F.X.R qui, pervers comme il l'est, imagine que c'est une astuce marketing....C'est tout simplement un manque de souplesse de l'architecture du site, il va de soi que j'en ai conscience et que cela fait partie des choses que je projette d'améliorer mais....mon homme de main qui est aussi mon fils est très occupé et ne respecte pas les délais !

2010-08-03 - f.renucci@free.fr Joelle (ou N.P), le livre de Monsieur Bonardi peut être commandé sur le site de son éditeur L'Harmattan : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=28102 Sur le site de Musa Nostra, il faut cliquer sur la rubrique "auteur" pour voir la liste des auteurs qui ont fait l'objet d'une mention ou d'une lecture.
2010-08-03 - f.renucci@free.fr Joelle, il faut cliquer sur "news" dans la colonne de gauche et descendre dans les profondeurs de la page, ce n'est pas très commode, certes, mais cela engage à regarder les autres billets consacrés à d'autres livres et d'autres auteurs, excellent non ?
2010-08-03 - joelle oui mais je n'ai pas encore trouvé ce que je cherche merci quand même j'ai déjà lu l'article du vieux monsieur charmant sur musanostra et que j'ai rencontré l'an passé a moriani et les autres articles sur les livres que vous avez lus m paganelli c'est par là que j'arrive à vous et que j'ai lu murtoriu et tizzano à partir des recommandations de lecteurs c'est que come ce livre m'a beaucoup plu d'ailleurs je le recommande et comme on ne sait rien de l'auteur qui doit être très discret, j'avais envie d'en savoir un peu plus je rechercherais bien c'est pas grave a bientôt
2010-08-02 - joelle

j'ai apprécié votre billet sur murtoriu je crois avoir vu que vous en avez fait un sur tizano de f bonardi dites moi ici ou sur le forum de musanostra comment le trouver ? à bientôt

Merci chère Madame, le petit papier sur Tizzano est bien dans les news (je crois que c'est la 59° mais vous pouvez vérifier sur la page accueil). En fait plus qu'un petit papier c'est un entretien avec l'auteur Fabrice à propos de son ouvrage. Pour ce qui est du Forum Musanostra....Désolé mais je n'y arrive pas, ce sont ds gens trop intelligents qui ont conçu le cheminement diabolique pour y arriver et je déclare forfait.

Sentiments amicaux.

N.P

2010-08-01 - f.renucci@free.fr Norbert, un petit écho à ton billet du 30 juillet 2010 concernant le Salon du livre corse organisé par l'Operata Culturale. Tu signales que j'avais évoqué le fait que ce salon ne faisait pas l'unanimité et posait quelques problèmes. Il s'agit d'un commentaire fait en réponse à un commentaire de "mhf" et qui devait permettre de comprendre de quoi nous parlions. Depuis le début, je ne fais pas partie de l'association Operata Culturale ; cela ne m'empêche pas de trouver les principes de cette initiative intéressants, ce qui ne m'empêche pas de trouver que les modalités générales choisies pour promouvoir les oeuvres corses puissent être discutées. Donc, je trouve dommage que les éditeurs les plus importants n'aient pas été présents au salon de Bastia. J'en ai discuté avec Jean-Pierre Santini et avec Edmond Simeoni, tout comme j'en avais discuté avec les éditions Albiana et Piazzola à Ajaccio. Comme simple lecteur et comme animateur d'un blog, je préférerais, lors d'une telle manifestation, rencontrer tous les éditeurs corses, et même d'autres (continentaux qui publient des auteurs corses ; car le Salon de Bastia a eu cette très bonne idée de proposer sur la table de la librairie Album des livres de l'Harmattan et d'Actes Sud). C'est bien sûr aux acteurs concernés à trouver une solution. La question est comment articuler les initiatives sans provoquer de tensions inutiles et même contreproductives. Il existe une association des éditeurs, cela paraît être un lieu adéquat. Mais encore une fois je ne parle ici que du point de vue du lecteur, celui qui est au bout de la chaîne du livre et qui crée la littérature par ses lectures réelles. Je me dis qu'un lecteur aimant la littérature (averti ou pas du tout quant à la réalité de la production littéraire corse) aimerait assister voire participer (bonne idée d'ailleurs que celle des petites énigmes sur les titres de quelques ouvrages, proposées à l'entrée du Salon) à la vitalité littéraire de la Corse. Bon il y a bien d'autres sujets concernant ce Salon que j'aimerais discuter, je vais le faire de façon plus organisée sur "Pour une littérature corse". A bientôt !
2010-06-11 - f.renucci@free.fr

Norbert, chì ghjè istu messagiu "Acessoria acadêmica....", ùn poi micca caccià lu ? Scrivu un antru quì, chì cusì ci serà un messagiu umanu, no ? Sì troppu nant'à Facebook, iè ! Aspettu un articulu novu nant'à Invistita...

Un hè nudda o Francè...una mosca chi hà missu à pusà nantu sta pàgina...L'aghju lacata un pocu chè i moschi t'ani u drittu di campà anch'eddi...Eppo...a vedi da par tè a mosca si n'hè andata . fà attinzioni ch'ùn si mitissi micca nantu à u to situ sta mosca wibirina !

2010-05-24 - georges L'ami, vous faites un beau travail ! Bonne route pour notre plus grand plaisir
2010-05-10 -

mr Paganelli que votre site est intèrressant ! je vois souvent des textes qui me parlent et j'aime votre façon gentille de parler de tout. je lis presque tout ce qui peut se lire sur le corse et sur la littèrature en génèral et il y a de grands efforts de fait je voulais signaler que je vais souvent sur un site que vous citez peu sans doute parce que vous ne l'avez pas découvert, musanostra : avec rien une équipe a fait un travail de titan toujours dans le mème esprit que vous , sans jamais chercher à faire mal à personne, toujours dans la bonne humeur avec peu de moyens on fait des miracles. vous devez tous passer un paquet d'heures derrière vos écrans mais on en redemande continuez

Cher Monsieur vous avez raison: je ne fréquente pas assez ce beau site qu'est Musanostra dont je loue l'esprit ouvert et indépendant ainsi que toutes le initiatives. ce n'est pas un qualconque dédain de ma part mais une incapacité à demeurer trop de temps sur la toile. très rapidement elle me fatigue et je réduis mes visites. Mais, avant même que vous me le disiez, j'avais pris la décision d'une fréquentation régulière de Musa nostra. maintenant, comme disent les thérapeutes, reste à passer du "cognitif" au "comportemental"....c'est un peu comme l'arrêt du tabac...

Amitiés et merci pour votre charmante visite...

2010-05-10 - paul.arrighi@bbox.fr

Paul Arrighi Devinettes sur notre village d’hier et d’aujourd’hui en Corse di Paul Arrighi (Photographie de «notre village dans l’île Corse», prise au levant par Ludovic Freppaz- Rossi) Je ne nommerais pas le village de Corse d’où est issue ma famille paternelle, mais je vous donnerais, en guise de sésame, avec ces deux photos prises au levant et au couchant, quelques indications pour que vous puissiez retisser le « fil du Minotaure» qui mène à la sortie de tout labyrinthe et tient l’Esprit en éveil.Trois particularités le caractérisent; sa hauteur, sa luminosité et son éloignement. Ces trois propriétés ne sont point seulement géographiques mais font bénéficier ce lieu de ces trois vertus: le regard méditatif, la finesse d’esprit et le sens de la solidarité.* Son altitude, s’étage entre 650 et 750 mètres et se drape dans une vêture de châtaigniers. L’eau y coule, rafraîchissante, provenant de quelques sources et ruisseaux. Ici, grâce à cette eau et à la densité des arbres, le vert et la fraîcheur persistent, au moins jusqu’à la mi-août, les années où le surcroit de soleil et de chaleur ne font pas rougeoier, plus tôt, le maquis et les feuilles.Ses atours se parent des chatoiements de doré et du roux des feuillages brulés. Le mélange des verts laisse alors la place aux couleurs de renard roux et le maquis se transforme en tapis de couleurs, pour fêtes automnales, alors que les sangliers courent et fuient dans les bois.En été, la fraîcheur préservée, alors même que le soleil flamboie et brûle est un vrai bienfait pour l’Ajaccien qui quitte son labeur ou pour celle ou celui qui vient de plus loin retrouver ses racines, en quête de repos et souvent de paix de l’esprit.Cette fraîcheur permet d’éviter la torpeur qui paralyse les corps et les projets. L’altitude favorise la vivacité des corps, de l’esprit et échauffe parfois les propos, comme le chaud alcool de myrtes.* De son altitude, découle la propension de ses habitants à voir les êtres et les choses avec hauteur et leur goût de contempler les cieux et les constellations.Rappelons-nous que les astronomes et philosophes grecs commencèrent à scruter les étoiles et aiguiser leurs premiers «concepts» à partir, des hauteurs marines, du surplomb des rochers, avant même de disposer des outils efficaces pour l’astronomie.C’est à partir de points d’observations analogues et d’un même ciel étoilé que bergers, marins et montagnards, apprirent à scruter les mêmes immensités étoilées et à philosopher sans souvent connaître les réservoirs de savoir des bibliothèques. Ils y trouvèrent aussi des fils d’interprétation pour mieux apprivoiser les joies et les souffrances des hommes.En effet, n’est-il pas à portée des hommes les plus simples que d’éprouver les sentiments de la grandeur et du sacré de l’être, parcelle d’un univers qui nous échappe encore et pour longtemps encore ?Du haut des rochers de granits escarpés ou des châtaigniers mystérieux, il n’est pas de grandeur autre que celle de l’esprit humain, de la nature et du grand mystère de l’Univers. Aussi ne m’étonnerait-il point que notre village ne se fut avéré propice au culte de quelque très ancienne religion solaire. * La luminosité est la seconde caractéristique de notre village, situé face aux pics qui déchiquettent l’horizon, surplombé par la «Sposata», femme fugitive restée pétrifiée sur son «cheval de pierre». En effet, ici, la vue est presque transparente et porte haut et loin. Lumineuse dans son intensité, la vue, du haut des pics et des cimes présentait l’avantage de voir approcher les vagues successives d’envahisseurs et de se réfugier, si l’on ne pouvait envisager de lutter ou de vaincre, au cœur des forêts et de la «macchia» protectrices.En bas de la montagne, le «Liamone» serpente. Ce torrent tumultueux paraît si étroit et semble un simple fil d’eau, vu d’en haut. Toutefois, il a paru bien redoutable aux anciens, qui se souviennent de ses crues, funestes aux imprudents noyés. Ils l’avaient nommé « Fiume Grossu». Plus haut encore, planent les rares aigles et autres oiseaux de proie, surveillant leur domaine de pics et de montagnes et narguant les renards qui rôdent autours des bergeries.C’est cette transparence de l’air qui favorise l’acuité du regard et paraît donner une incitation, comme l’éclair de deux silex frottés, à la perspicacité et à l’acuité de la pensée. C’est aussi, peut être grâce à cette luminosité et à cette transparence que les peuples de la montagne sont, plus que d’autres, libres et indomptables.Nulle vérité révélée, nulle imposture idéelle ne saurait durablement altérer durablement la justesse de leur goût profond pour la liberté. Une opinion, un jugement se fondent ici, autant sur la contemplation du ciel étoilé et de la marche des astres, véritable école de sagesse et de philosophie pratique, que sur les opinions et les mots trompeurs des doctes, des habiles et des rhéteurs. * La troisième caractéristique de notre village de pierres, est curieusement l’éloignement. Pourtant, il n’est situé qu’à vingt-cinq, peut être trente kilomètres de la mer et à moins de soixante d’Ajacciu. Cependant un univers paraît séparer les modes de vie et les rythmes de vie qui se sont emparés des villes.Ici, nous pouvons renouer avec la continuité de la chaîne des temps et des familles soudées face au défilement des saisons et à l’expression de besoins vitaux. Aux cris des coqs qui ouvrent tôt la journée succèdent, le soir, les aboiements plaintifs des chiens qu’apeure la nuit qui tombe et qui se mettent à hurler à la lune. La seule fissure, dans cet éloignement plus temporel que géographique, dans cette distance gardée face aux «folies du Monde» qui s’agite et tournoie, est constituée par les téléviseurs, leurs antennes satellites ainsi que par l’arrivée des voitures lors des fêtes et des vacances d’été qui rompt une apparente immobilité.L’autre fracture dans cette continuité du fil des «travaux et des jours» est apportée par le téléphone et désormais le téléphone portable dont la réception s’améliore après avoir été bien précaire et seulement audible à la croix du «calvaire», qui vit tant d’amoureux et de promeneurs de s’y rendre et quelquefois lorsque la chance leur riait, de s’y aimer.Sans ces trois brèches, les communications entre les univers distincts seraient plus que rares et feraient apparaître l’entité de notre village et le monde des villes comme deux planètes séparées dont, malheureusement, la plus sage et la plus durable des deux s’étiole, hors l’été, faute de l’aptitude de l’homme contemporain, ce «nomade stressé», à supporter le poids d’une solitude qui le contraindrait à un examen de conscience, à l’impitoyable jeu du miroir et à la pratique ritualisée d’une sagesse immémoriale, qui demeure finalement perdue par nos contemporains, plus souvent, en quête de paraître que d’être .Aussi, cet éloignement métaphysique, que notre village peut maintenir, comme instinctivement, face à la course épuisante et sans fin de la civilisation urbaine, s’élargit en qualité morale des êtres.n’est pas seulement une distance de protection, un «refuge moral» qui est conservés face à la «ville-aimant». C’est aussi un autre «tempo» d’une très ancienne civilisation où les valeurs actives de la solidarité pouvaient s’exprimer sans ostentation parce qu’elles étaient, tout simplement, vitales et procédaient d’un sentiment profond de commune parenté devant les bonheurs et les malheurs.Notre village, luit encore comme un fanal, mais pour combien de temps encore, une communauté soudée par la fragilité des femmes et des hommes face à l’immobilité hiératique du granit et les colères furieuses des saisons.C’était pour lui, comme dans chaque «piève», une démocratie mêlée de proximité et de simplicité.C’était aussi le Monde que connurent Homère et Ulysse, le cœur d’un «monde Méditerranéen» avec ses valeurs longuement mûries par une histoire tumultueuse, faite d’honneur, de grandeur et du sentiment tragique de la vie. Paul Arrighi. Mai 2010 Écrit dans la maison familiale de la «Casalonga» dans notre village dont, chers visiteurs, vous aurez peut être, s’il vous plaît, et en avez la curiosité de chercher le nom et d’y séjourner en respectant ses habitants. Ce texte pleinement ressenti est dédié à mon père André, Poète Corse tout particulièrement de ces lieux baignés de magie et de soleil.

 

Cher Monsieur Arrighi...je vous remercie tout naturellement pour votre commentaire mais, de grâce....comprenez que cet espace n'est très érgonomique pour les longs propos.Ils en deviennent rapidement illisibles et donc incompréhensibles. Il serait souhaitable, si vous souhaitez voir un de vos textes diffusés que vous le transmettiez à mon adresse mel qui figure en première page et que vous connaissez...De nombreuses le font, soit qu'elles ne souhaitent pas figurer sur cette page , soit qu'elle souhaite échanger "intuitu personae"...

En vous remerciant mon cher Paul...

2010-05-08 - bacchelli.unblog.fr Anima cumuna Je me suis rendu compte que j'ai très peu visité ton site jusqu'ici, je suis en train de combler lentement et suavement cette lacune.C'est ainsi qu'au milieu d'autres j'ai découvert Anima cumuna. Ce poème a réparé quelques tuiles disloquées de mon âme.Cette écriture du presqu'aboutir sans s'abstraire cherche les vieilles médianes défoncées des voix tues en rassemblant l'itinéraire de la procession de ce vent fou qui aurait enfin trouvé sa terre d'homme. Pour cela je te remercie. Petru
2010-05-08 - Lili, en écho à votre message du 26-04-2010 à propos de votre désir de "mettre à l'honneur" Anghjulu Canarelli... Je me permets (avec la permission de Norbert, j'espère) de vous signaler que vous pouvez le faire en envoyant votre propre point de vue notamment sur le forum de "Musa Nostra" ou sur le blog "Pour une littérature corse". A bientôt peut-être !
2010-05-08 - f.renucci@free.fr Complément au message en écho à celui de Lili : j'ai oublié de signer mon commentaire, je le fais donc maintenant ! François Renucci http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com
2010-05-07 - Jean Claude Ok; je viens de comprendre...cette histoire de Burka...je n'y serais pas mais je compte bien suivre l'affaire...
2010-04-29 - Marie

Je vous félicite pour l'excellente tenue de votre site. Je viens de laisser un petit commentaire sur celui de F.X. Renucci et constate qu'avec peu de moyens (je suppose) vous parvenez à animer la sphère culturelle de la littérature insulaire. Heureusement d'ailleurs car sans vos initiatives....et devant le caractère timoré des contributions des médias , il n'y aurait pas grand chose. Un grand merci à votre travail et aussi à votre esprit d'ouverture. Marie

Merci Marie, effectivement je n'ai que peu de moyens et je pense qu'il en est de même pour F.Xavier. Nous sommes des bricoleurs dans le sens très noble du terme et n'avons besoin que de passion partagée pour vivre. C'est à la fois peu et beaucoup mais sachez que des témoignages comme le vôtre nous apportent beaucoup et nous invitent à poursuivre. Merci à vous Marie.

2010-04-26 - lili

j'ai trouvé tres enrichissante la decouverte d'invistita ;mais j'aimerais mettre à l'honneur un artiste corse qui gagne à etre connu :c'est un poete corse hors pair, fascinant,sincère,contemporain, originaire de LEVIE si chjama Anghjulu Canarelli!

 

Vous savez Lili, cela ne fait qu'une bonne année que j'ai commencé à rendre compte de la production insulaire....Il rest encore beaucoup à faire, à explorer...et comme je ne veux pas faire de "productivisme", les choses avancent lentement...Chi va pianu va sanu...è chi va sanu po ancu andà luntanu.Anghjulu Canarelli sera tout naturellement présenté mais vousl'avez constaté, beaucoup ne sont pas encore présents...Avec mes remerciements pour votre intérêt et votre patience.

Nurbertu

2010-04-13 - lemoignejose@yahoo.fr Je découvre ce blog. J'apprécie !
2010-04-09 - E. Giorgi Intéressant , très intéressant même ce désir de "travailler " au corps et au coeur un texte afin de lui faire dire ce qu'il avait omis de dire... Félicitation pour votre traduction en langue corse du texte d'Angèle Paoli, il y a effectivement des pistes nouvelles qui se dessinent et vous l'avez vous-même souligné?
2010-04-04 - Anghjula Grazia, caru Norbertu INLASSABLES... Le chant crépite dans sa gorgée friselis de froissement d'ailes ferveur fébrile sous les feuilles la vie fugitive doigts feutrés inlassables les mélodies comment mettre sous syllabes en couleurs en notes en mots les sons échappent dérobent leur sens aux sentiments inépuisables pépites d'or les oiseaux et la tour le cliquetis d'armes dans les meneaux quatre notes sous silence quatre notes sans portée la même intensité insoluble du désir bruissant d'herbes folles le clocher égrène ses heures chant de l'été frondaisons douces l'immobilité du soleil dans le chemin des branches le mâle est-ce lui qui lance ses trilles à la croisée nul ne répond si ce n'est un chien isolé dans son aire vagues de chaleur le silence soudain drosse le maquis l'oiseau solitaire se tait la tour oscille sous le ciel pavois mouvant âge figé dans les gemmes moussues un épervier plane glanant des signes indicibles les hauts tourbillons de cercles nus un papillon danse blanc dans les cistes corolles dépliées tendres frissons les lansquenets de l'amiral ferraillent en toi Doria mystérieux épris d'éclairs de sang de feu tu dessines les chants d'ici les lamenti émaillés de graminées de pleurs de miel Angèle Paoli, in Thαumα, Revue de philosophie et poésie, n° 6, «Oiseaux», La Compagnie des Argonautes, 1er trimestre 2010, pp. 46-47.
2010-04-03 - Ghjacumu Bravo, Norbert Paganelli, pour ce grand moment d’épopée, dans la lignée de vos prédécesseurs de la tradition épique corse. Nul doute que FXR n’hésitera pas à vous inscrire parmi ces grands de la littérature à venir, et que vous avez su répondre à ses critères impatients. Vous renouez là avec la rigueur rustre et primitive des chants homériques. Car c’est bien à cet aune qu’il faut mesurer votre entreprise littéraire, déjà légendaire dans le Sartenais.
2010-04-02 - asinu corsu Ayant frequenté des prairies moins conviviales, je m'abonne à celle-là. merci monsieur P. et je ne dirais qu'une chose: encore
2010-04-01 - josiane50 et bien, je ne savais pas qu'il existait de la poésie Corse, je le découvre en regardant votre site. En vous souhaitant de bonnes fêtes de Pâques.
2010-04-01 - Colomba

Che piacere, signor Nurbertu ! C'est ce qui s'appelle un tir groupé ! Et même si nous faisons mouche, ça n'est pas bien méchant : il s'en sortira juste avec quelques égratignures... Plus c'est gros, plus ça marche, vous avez raison. Et moi, je ne veux pas mourir sans avoir gouté au moins une fois aux lâches délices de l'anonymat ...

2010-04-01 - Colomba

OK. C'est le premier avril. Fabriquer du canular avec des extra terrestres, je veux bien. Signaler qu'en Balagne, les figatelli se regroupent déjà sur les fils électriques, avec un temps d'avance sur la date d'ouverture officielle de la saison touristique, passe encore. Mais se retrouver soi-même mis en scène (avec d'autres, qui s'en défendront eux-même) dans une pantalonade aussi obscure que grotesque est proprement inacceptable.

Je renvoie donc tous les lecteurs d’Isularama au petit passage me concernant sur Invistita. S'il ne s'agissait que d'une caricature, je me plierai de bonne grâce (et méchante grimace, certes) aux lois du genre. Mais je n'accepte pas que me soient prêtés des propos qui inversent très exactement ma manière ordinaire de poser la relation de causalité entre pensée et fond de slip. Matérialisme oblige. On ne change pas de paradigme comme de culotte, bordel !

2010-03-11 - ECaminade Identité, quelle identité ? N'y a-t-il pas parfois un certain aveuglement de la part de ceux qui sont nés quelque part à penser le sentiment qui les relie à la terre de leurs ancêtres comme fondamentalement relié à leur terroir d'origine , à une identité spécifique ? Ne peut-on se sentir viscéralement chez soi dans de nombreuses parties du monde ? «  Dans LES sentiers, ( d'ici ou d'ailleurs, du Cap corse ou de la Martinique, de la haute Provence ou de la Kabylie... ), je ne peux pas passer devant un mur de pierres sèches sans penser avec force et avec émotion à ceux qui l'ont patiemment érigé, sans ressentir leur labeur, leurs joies et leurs espoirs aussi, sans imaginer ce que fut leur vie et sans m'inscrire dans le partage de cette aire de vie, dans la responsabilité de l'identité d'un territoire. Les traces de ceux qui nous ont précédés sont prégnantes, nous interpellent et nous accompagnent sur notre propre chemin ». Francesca Weber Zucconi exprime fort bien un sentiment universel qui me semble pouvoir s'étendre à un territoire bien plus large.
2010-03-08 - raisinfraise@hotmail.fr bonjour, Votre synthèse de l'attitude du héros de Marcu Biancarelli face à l'entrejambe de la femme est très pertinente . C'est souvent ainsi que l'on se sent regardées. J'aimerai que l 'homme ne s'arrête pas à cette partie de mon anatomie mais qu'il ose relever ses yeux jusqu'aux miens, qu'il n'ait pas peur de la fusion de nos regards,et qu'ainsi il autorise nos âmes à se parler ! Voeux pieux sans aucun doute! Passez une bonne journée de la Femme!
2010-03-04 - A. Guillemin

je viens de lire votre ouvrage "Un sel d'argent" et j'avoue être agréablement surprise par cette rencontre entre le texte et l'image. Ne pratiquant que de manière très imparfaite la langue corse, je ne peux que déplorer l'absence de traduction des poèmes en langue corse mais c'est un choix que je respecte parfaitement.Pensez-vous traduire prochainement ces textes ?

2010-03-01 - ECaminade

 

2010-03-01 - ECaminade

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Bonjour Norbert. Merci pour cette mise au point nécessaire, et très érudite, sur le roman noir. Il reste que toute cette "littérature noire" n'est pas un genre "chimiquement pur" , ce qui est plutôt sympathique !

2010-02-11 - terresdefemmes@orange.fr - Angèle Paoli Juste une remarque, cher Norbert, concernant l'expression "flopée de peintres insulaires" dans ton CR sur la rencontre de Sartène. L'expression n'est pas de moi, mais de François-Xavier Renucci. Je me suis juste contentée de donner l'étymologie dans le commentaire de sa note. Bien amicalement.
2010-01-17 - Jeanne Rossi Impossible de rester indifférent à ce que vous écrivez. impossible de ne pas être admiratif devant la magnifique synthèse des mots et des images que révèle UN SEL d'ARGENT qui vient de m'être offert par un ami de Sartène. Bravo, et si je puis me permettre, merci de savoir ainsi nous transmettre tant d'émotion.
2009-12-04 - f.renucci@free.fr/François Renucci Merci, Norbert, pour cette découverte : Anne Perrier. J'aime beaucoup, vraiment beaucoup, les premiers poèmes ; et surtout cet appel (je trouve que son calme accentue follement son désespoir) : Vigne heureuse penchée Sur mes réveils si lourds Par tous tes pampres retiens-moi De glisser hors du jour Et puis le sentiment que le texte est parfois trop long, pourrait être amputé, pour être plus fort (par exemple, j'enlève le dernier vers du poème suivant) : Suspendue au fil Du lumineux été La libellule En gloire semble attester Que vivre est une royauté Il me semble que le dernier vers ("fragile") est inutile, tout dit cette fragilité dès le début du poème, et finir sur cette apparente victoire royale lui donne d'autant plus de réalité illusoire, non ? Mais qu'est-ce que je dis ? (Toujours avec le sourire !) Encore merci, Norbert !
2009-12-01 - J. fournier Bravo! Tu as fait un travail magnifique! Joseph Nicolaï serait vraiment heureux et fier de voir de quelle façon magistrale tu as pu mettre en valeur et donner une dimension poétique et universelle à ses photos. Je vais le plus vite possible annoncer ton livre sur le site de la galerie Pitraghju. Encore toute mes félicitations.
2009-11-26 - Marianghjula A-O A' bona sera, A' ringrazià vi d'esse vi interessatu à i mo filari in lingua corsa è d'avè datu u vostru parè. Sopratuttu quandu ch' impargu oghje ch'ellu vene d'esce un'antru libru di voi : Memoria arghjentina. Un' possu chè esse fiera chì vo appiate pigliatu u tempu di fà qualchì traduzzione, eserciziu periculosu, quand'ellu si sà quant'ellu hè difficiule di rispettà à tempu sensu è musica di parolle. E' à parè meiu, ci site ghjuntu ! ( Lasciu a traduzzione cum'è vo l'avete fatta ) Memoria arghentina, hè bellu u libru ma hè bella dinò a dimarchja : u rispettu di a parolla data à l'amicu sparitu. Issi ritratti appuntellati di scritti corsi o francesi sò testimugnanza di mumenti di vita lucale ma à tempu universale ... ci si trova à pena di noi ma dinò à pena di l'altri ... E' què ghjè a pudenza di a maghjine è di a parolla. Amicizia.
2009-11-14 - Jean François Agostini Bel hommage, oui très bel hommage à la poésie qui s'écarte des chemins rebattus, et d'y entrer par la porte de mon lada (qui d'ailleurs s'ouvre très mal) est une façon intéressante de pénétrer les problèmes sociétaux (communications saccadées, le culte du corps, les poubelles partout, les remugles de l'été, etc.), Je suis généralement, et tu le soulignes avec clairvoyance, assez éloigné par nature de ces problèmes, me contentant de constater.. Je te remercie vivement.
2009-11-03 - Clarisse

Hey Norbert ! je t'ai pris " temps perdu inutilement " pour le recueil que je dois donner lors de l' entretien de mon bac de Français :) tu peux en être fier !

2009-10-28 - Nordafrique Merci d'honorer la mémoire d'un humaniste méditerranéen. Nos deux peuples se reconnaissent dans sa poésie, sa lutte pour la préservation de l'histoire humaine telle qu'elle existe depuis la nuit des temps. Ses attaques frontales contre les falsificateurs, les "unicistes" de la pensée, culture, langue, tous les dirigeants des nations persécutrices des différences, négationistes, drapés dans un discours moralisateurs, chassant, à vue, les étoiles.
2009-10-14 - M. Antoinette Guillemin Je ne connais pas la Corse mais j'avoue que je pense la connaître un peu mieux grâce à vous. Vos textes sont magnifiques, je me suis permise de les faire connaître autour de moi et sur les blogs que je fréquente.
2009-10-11 - arrighip@aol.com Élégie à la « Sposata » Comme un cheval fougueux Tu chevauches les pierres De ta montagne de granit. Tu domines le « Liamone » Et portes jusqu’à l’horizon Cette grandeur altière Qui est ton sceau de chevalier. La mariée ingrate Ayant laissé sa mère, sans un regard Fut transformée ici En monture de pierre. Mais par sa révolte, toujours indomptée Elle continue d’harnacher, la nuit, Les chimères de feu de son rêve de fuite. Oh, montagnes sacrées Témoins de tant d’effrois Et de tant d’invasions, D’où les conques soufflaient Leurs cris stridents de guerre Pour porter loin l’alarme Quand l’aigle voyait les chèvres dévaler Oh, montagnes sacrées Qui virent tant d’étés Enflammer l’horizon Et calciner les pins Ou l’eau glacée des sources N’apaise pas les soifs de pureté Et ou les merles et les geais Tiennent commun concert Paul Arrighi Aout 2009
2009-10-07 - terresdefemmes@orange.fr Caru Nurbertu Tout d’abord, je veux te remercier ici d’avoir accepté, il y a de cela plusieurs mois, d’endosser pour moi « le tablier de l’artisan traducteur ». Tout comme Jacques Fusina pour d’autres de mes poèmes. Vous n’étiez ni l’un ni l’autre obligé de souscrire à ma demande. Pourtant vous l’avez fait tous deux, avec beaucoup de gentillesse, de générosité et de talent. Ce à quoi je suis sensible, infiniment. Tu abordes dans ce papier sur la traduction de mon poème « Hallali » des questions fort importantes et fort intéressantes aussi. Suffisamment pour que je me décide à te répondre sur quelques points. Iconoclaste, je crois que la traduction est déjà en soi un exercice qui relève de la transgression dans la mesure où le traducteur endosse, pareil à Jason avec la Toison d’or, une peau et un texte étrangers à lui-même. Situation inconfortable qui l’oblige à un va-et-vient incessant entre lui-même et l’autre, jusque dans sa pensée, sa sensibilité, ses rythmes, son phrasé. Tout ce qui constitue son univers poétique. Cela nous en sommes d’accord. Iconoclaste, oui ! Ce texte l’est aussi puisqu’une femme, la femme que je suis, ose, avec ses mots, s’emparer d’une thématique insulaire éminemment masculine et confier à un homme le soin de traduire ce texte. Paradoxe de part et d’autre assumé. Thématique : la battue au sanglier. Chasse gardée. Place aux hommes depuis des siècles et pour des siècles. Les femmes sont exclues de ce rituel. Mais les hommes ne le sont-ils pas de la même manière pour d’autres rituels spécifiquement féminins ? Ceci étant, je ne suis pas tout à fait sûre que la chasse d’aujourd’hui, telle que je la vois pratiquer dans mon village, assume intégralement les fonctions de rituels de passage qu’elle avait jadis. Il est vrai que je suis une capcorsine et qu’il en va sans doute encore autrement dans d’autres régions de Corse ! Iconoclaste ? Oui, j’aime assez ! La transgression ? N’est-ce pas la voie/voix que j’ai choisie en prenant la parole, en m’exposant, là où mes aïeules (Jeanne et Angèle) n’avaient qu’un droit : celui de se taire et d’obéir. Terres de femmes ? Taire des femmes ! Depuis bientôt cinq ans que je mène mon navire « cap-corsaire » et que je cabote en mer insulaire, les mots m’habitent, me tenaillent et trouvent leur chemin pour dire. Ce que je vis au jour le jour dans l’île où je suis née, où mes ancêtres ont vécu et où je serai enterrée. Ce que je vis dans mon village, saison après saison. La question que je me pose est la suivante : existe-t-il sur l’île une poétique qui réglemente la poésie insulaire? Y-a-t-il des sujets tabous que seuls certains membres de la communauté insulaire sont habilités à mettre en mots ? Tu dis, mon cher Norbert, que ma poésie est « cérébrale » : « elle semble, » dis-tu, « enfantée par la clairvoyance, elle énonce en fonction d’un projet dont on sent bien qu’il a été consciemment mûri et son impact savamment calculé ». « Cérébrale » ? En réalité, ce poème est un cri. Un cri de révolte. Un cri qui s’inscrit dans une histoire. Une histoire de chasse et de guerre. De guerre et de chasse. La chasse, c’était celle d’un dimanche d’hiver ordinaire. La guerre c’était celle de Gaza. Celle dont la violence assourdissante n’en finissait plus de me crever les yeux, jour après jour. Une violence qui obsédait tous les esprits. Le mien compris. C’est de ce vécu-là que j’ai tiré mon inspiration, de la guerre en Palestine d’abord. Puis de la chasse, alors qu’installée en plein maquis au creux d’un rocher, avec mon crayon et mes carnets, j’entendais les aboiements des chiens et les cris des sangliers. Je me suis sentie encerclée. Et je l’étais bel et bien. Pas une once de maquis qui ne résonnât des coups de fusil qui traversaient le vallon. J’étais prise dans la violence extrême de ce moment-là. Violence que j’ai violée par ma présence. Violence à laquelle est venue se surimposer d’elle-même, instantanément comme dans un flash, celle, cuisante, à vif, des événements de Gaza. Un coup de poignard et des larmes qui coulaient. Telle est l’histoire de ce texte. Les mots qui sont venus à moi ce jour-là, les rythmes qui ont surgi rageusement sur mon carnet, ce sont ceux de la souffrance qui m’a étreinte sur mon rocher. Physiquement, charnellement. J’étais bouleversée. Mais Hallali était là. Il s’est imposé à moi, presque d’un seul jet, d’un seul tenant. Je n’ai eu que quelques retouches à y apporter à mon retour. Ma poésie n’est pas conforme à la poésie insulaire ? Parce que la chasse, domaine masculin par excellence, en est l’objet ? Parce que ce poème est traduit du français au corse et non l’inverse ? Parce qu’il sent trop sa rhétorique et sa culture continentales classiques ? Parce qu’il est trop frotté à la poésie contemporaine (tous pays confondus) et aux vastes champs d’investigation qui l’occupent ? Hors Patrizia Gattaceca, quelles sont les voix féminines qui incarnent aujourd’hui la poésie insulaire ? Et quelles sont les formes poétiques choisies par Patrizia Gattaceca ? Le poème en terza rima, le sonnet, la sextine,… et le haïku !!! Des formes typiquement insulaires ou typiquement féminines ? Evidemment pas ! Plutôt subversives à mon sens, dans le contexte insulaire corse ! Mais la subversion n’est-elle pas l’une des fonctions essentielles de la poésie, mon cher Norbert ? Cù amicizia, Angèle Paoli
2009-10-04 - emmanuelle.caminade@gmail.com

Bonsoir, C'est vraiment une bonne idée de présenter vos textes en version bilingue. Je suis très sensible à votre poésie et j'aimerais bien acquérir "Canta à i sarri". Malheureusement il n'est pas répertorié dans le formulaire de commande d' a fior di carta. Est-il encore disponible chez l'éditeur ?

2009-09-29 - f.renucci@free.fr Norbert, je trouve très bienvenu votre billet sur la réédition de "Intornu à l'essezza" de Rinatu Coti. J'apprécie aussi cet ouvrage, je trouve que c'est un livre important pour l'évolution de l'imaginaire corse. D'autant plus qu'il est discuté, ce qui est bon signe. Ainsi je voulais simplement signaler à tes visiteurs que la discussion entamée sur un des billets de "Pour une littérature corse" peut se poursuivre, sur tel site ou tel autre, qu'importe, pourvu que des liens les unissent. Voici l'adresse : http://pourunelitteraturecorse.blogspot.com/2009/06/intornu-lessezza.html A bientôt. Amicalement. François Renucci
2009-09-22 - Dominique Leccia Maintenant, je vois très bien qui vous êtes puisque nous nous sommes rencontrés à Luri et avons échangés sur le thème de la création littéraire. je dois dire que j'ai découvert votre site il y a peu et que j'en suis abasourdie. il y a tant de richesses et d'ouvertures sur votre espace...Je tiens tout particulièrement à vous féliciter pour vos billets sur la littérature universelle. Ils permettent de nous rendre compte du liens étroit qui semble unir les artistes du monde entier même lorsque la langue et la culture les séparent. Bravo pour ces moments de plaisirs que vous nous offrez. D.L
2009-06-19 - marco.biancarelli@orange.fr Saluta Nurbertu. In vista di fà una cronica annant'à u vosciu travaddu, vurriu sapè sì l'integralità di i vosci testi "Invistita" è "Canta à i Sarri" si trovani bè quì prisintati annant'à u vosciu bloggu. A ringraziavvi.
2009-05-23 - ellisse@email.it ciao Norbertu, tutto bene? giacomo
2009-05-03 - antoine.sampieri@laposte.net Caru Nubertu, Scopru incu piaceri i to Canti à i Sarri. Ti ni filicitèghju e ti basgiu.
2009-04-14 - Patricia Marchand Un ouvrage qui ne sait vous laisser de bois; je suis une amoureuse de ce merveilleux pays qui est le vôtre c'est la 17ème fois que j'irais voius rendre visite cette année. Jamais on ne connait ce petit paradis, toujours on découvre et de pjus en plus on a envie d'y revenir. Et à voir toutes vos photos qui sont plus belles les unes que les autres, j'ai l'impression de continuer le voyage. On sent l'amour que vous avez poue cette merveilleuse île et croyiez bien qu'on le sent en regardant ce reportage. Merci à Vous pour ce merveilleux partage. Un petit coucou de notre petite Belgique
2009-04-04 - fmdurazzo@free.fr O amicu, Aghju ricivutu tempu fà u to libru Canta à i sarri, è ti ni ringraziu mori. Par piaceri, dammi u to indirizzu, chì prifiriscu ùn possu scriva ti à l'asgiu in sta scatula. T'abbracciu, fm
2009-03-31 - Bonsoir Norbert, Ton livre, au si beau titre, m'a beaucoup plu. Je l'ai lu en corse, en français... et bien sûr de gauche à droite, du corse au français. Comme tu le sais, je me livre depuis longtemps l'exercice de la traduction (grec ancien-français), à la fois fascinant et insatisfaisant, et j'ai souvent participé à des travaux collectifs qui en révélaient la grande difficulté. On sait quels problèmes pose en particulier la traduction de la poésie. Celle de tes poèmes me semble, comme à toi, "aussi juste qu' élégante", même si d'autres choix, naturellement, en de rares cas, m'auraient paru plus évidents. > Elle rend vraiment très bien le rythme, la musique de ces "lamenti incantatoires". On devine l'importance de cette préoccupation, qui justifie sans doute certaines options. Il faut féliciter Dominique Colonna pour ce beau travail, qui honore tes textes. Marie-Ange Sebasti
2009-02-14 -

Bonjour Monsieur Paganelli, j'ai entendu parler de vous à Porto Vecchio et suis venu sur votre site qui est une pure merveille. je vous transmets mes amitiés en espérant pouvoir découvrir encore de nouveaux talents comme tous les blogs et sites que vous présentez. C'est une excellent idée et un garnd setrvice que vous nous rendez.

 

Amitiés

Frédéric

2009-02-12 -

BONJOUR NORBERT, Je viens juste de surfer sur votre site .Un site qui est à mes yeux un haut lieu de poésie au parfum corse.Cette region du monde dont la littérature est d'une pureté incomparable . Amitiés , avec un grand bonjour du nord du Maroc. Mohamed El jerroudi.

2009-02-07 - f.renucci@free.fr / François Renucci Monsieur Paganelli, je vous remercie de votre visite sur le blog "Pour une littérature corse" ainsi que pour votre commentaire ; cela m'a tout de suite donné envie de vous "répondre" par l'intermédiaire d'un nouveau billet. Bravo pour votre présence sur la Toile. Je ne connais pas votre site en entier et je vais peut-être vous poser une question à laquelle vous avez déjà répondu : quels sont les livres de littérature corse que vous appréciez ? (qu'il soient écrits en corse, en français ou dans d'autres langues). Connaissez-vous la poésie de Marie-Jean Vincinguerra ? J'ai beaucoup apprécié votre présentation de GG Franchi et de son poème "Vis cosmica", que j'ai beaucoup aimé ; cela me fait d'ailleurs penser qu'il faut absolument que je me plonge dans son oeuvre complète ! Merci pour tout. A très bientôt. François Renucci
2009-01-29 - Bonjour Norbert! Est-ce, comme l'on dit facilement, le temps qui a passé depuis nos échanges autour de "canta à i sarri"? Ou bien des océans qui nous tiennent éloignés? Je viens de revisiter avec curiosité et grand plaisir votre "invistita": je m'en suis nourri comme lichen à la pierre... Merci de me donner de vos nouvelles par mon adresse de courriel, si la traversée ne vous effraie point. Bien cordialement, Bernard
2009-01-22 -

Je pense que votre article sur Tristan Cabral sera apprécié par le poète que je connais. je lui transmets votre texte car il ne souhaite pas entrer dans le monde du web.... Je vous tiendrai au courant de la suite et serais très favorable à une collaboration car les thèmes que vous abordez sont aussi ceux qui me préoccupent. Bien amicalement. A. Chenet

2009-01-22 -

paci è saluta o amicu,


vistu aghju u to cummentu è ti ringraziu mori di a to littura. Certi m'ani dittu ch'edd'era un testu tessu à pissimissimu...
à contu meiu ùn l'aghju scrittu in 'ssu sensu quì ; ma a sa' com'edd'hè, trà ciò chì si scrivi è u sensu ch'eddi ci cavani i littori, à spessu ci passu un mari da mezu. Infini, a toia, a littura, mi cunveni di di più. Certi s'accuntentini di unu sguardu lebbiu lebbiu senza entra in u fondu di u pinsamentu. U Vantu di a Puvartà hè unu scrittu puliticu anzi d'essa filusofficu, chjama à difinì ciò ch'e no vulemu pà dumani, pà a Corsica, è pà u restu di u mondu, chì tuttu viaghja insemu, com'è a ti pensi, ancu puri s'è certi ùn ani vistu mai cà a Corsica in u me libru. 

ti ringraziu dinò è ti dicu à prestu

Marceddu

2008-12-24 - Yves Duteil Merci Norbert, et bravo."La langue de chez nous", écrite pour donner à notre langue l'écrin du regard d'un de ses amoureux, peut valoir pour tous ceux qui aiment leur langue maternelle avec la même passion...
2008-12-24 - Comune di Santa Teresa Gent.mo, Con la presente per informarLa che Lei ha vinto il primo premio (sezione corsa) della quattordicesima edizione del concorso di poesia gaddhuresa e cossa "Lungoni". Ci faccia sapere sarà presente alla cerimonia di premiazione, fermo restando che, eventualmente: In attesa di Suo gradito riscontro, La saluto cordialmente Per il Comune di Santa Teresa Gallura Ufficio Cultura Il Responsabile del Procedimento Dr.ssa Roberta Careddu tel. 0789/741317 fax 0789/755527
2008-12-23 - Jacques Antoine Sorba Bien qu'étant d'origine corse, je ne sais pas bien lire les textes écrits. Votre site m'y a aidé et je vous en remercie vivement. Je prends conscience en parcourant votre travail de l'immense richesse que peuvent représenter les langues régionales, une richesse bien plus grande que je l'imaginais. Il reste que je me demande combien de personnes parleront ces langues dans quelques années...Vous menez un combat juste et parfaitement légitime mais...votre volonté et votre patience ne suffiront pas à endiguer le rouleau compresseur. Félicitations tout de même...
2008-11-29 - cordeventu@wanadoo.fr J'ai découvert votre site par hasard et je serais intéressé par un échange avec vous. Je recherche, en effet, de nouveaux textes pour réaliser de nouvelles chansons. A priori les vôtres pourraient fort convenir. A bientôt. Roland Ferrandi
2008-11-28 - Bonjour Monsieur Paganelli, je viens de recevoir les traductions transmises par Anghjula et je vous en remercie. elles ont été mises en ligne sur mon site. J'ai également lu ce que vous avez écrit sur la langue corse et partage entièrement votre point de vue. Votre langue possède indiscutablement un caractère rustique et matériel qui fait d'elle un véhicule original et lyrique. c'est une langue de mer et de roches, de baies et demontagnes, de silences et de voix. j'ai par ailleurs pris connaissance de votre texte "Anima cumuna " et en ai proposé une traduction en italien à Anghjula. Avec mon amitié. Giacomo Cerrai
2008-11-27 -

Bonjour Norbert , j'ai vraiment apprécié ton site , même si je ne comprends toujours pas le corse malgré le " Aghju vistu u mari " de cet été. Amicalement , Klah

2008-11-27 -

Salutu fraternu o Nurbè¨, chè a litteratura ci dessi forza abbastanza da sfidà 'ssu mondu inghjustu à l'omu. t'abbracciu Marceddu

2008-11-27 - stefanu ti ringraziu pà a to littura. ti dubbitarè ch'idda m'hà fattu veramenti piaceri. socu cuntenti chi u libru ti fussi piaciutu. avali si scrivi pocu, è si leghji ancu più pocu, impignatu che socu in a rintrata e d'altri capatoghja... spergu chi tu sè bè, in saluta. dammi nutizii quandi tu po'. intantu, ti salutu
2008-10-20 -

Salute è à ringraziavvi per u vostru messagiu è pè l'articulu nant'à u vostru situ. Persunalmente, ùn aghju micca l'estru pueticu è u talente per scrive puesie. Allora cercu d'inspirammi di l'attualità pè trattalla di manera satirica Sò felice assai chì u nostru situ vi piaccua. Pè u scambiu di ligami, ùn ci hè prublema !

2008-09-29 - Yugurten nordafrik Continuez à vous exprimer en Corse, c'est une langue magnifique et un peuple qui l'est tout autant. Un petit clin d'œil corse à l'une de nos icônes assassinée par la connerie: http://www.dailymotion.com/video/x4pu63_canta-u-populu-corsu-lounes-matoub_music
2008-09-19 - jean andré Tolla Je n'avais pas les bonnes références et j'ai mis un certain temps à vous retrouver. Félicitations pour votre initiative et pour la qualité de ce que vous faites. On m'avait dit que vous étiez en quelque sorte un précurseur et je comprends pourquoi, vous savez parfaitement tirer la dimension universelle du particularisme que vous illustrez, sans ostentation mais avec la quiétude de ceux qui savent où ils vont. Merci pour vos textes, comme vous l'avez si bien dit, ils sont des semences, vous ne les avez pas crées,vous les avez véhiculées.
2008-08-21 - guillaumedurand_31@yahoo.fr Bonjour, je suis le webmaster de "Vacances en Corse" : http://vacances.en.corse.chez-alice.fr Vacances en Corse a un page rank 3 et il reçoit en moyenne 150 visites par jour. Lorsque vous tapez "vacances en corse" sur google, nous apparaissons sur la première page. Seriez-vous intéressé par un échange de lien ??? Si oui, vous n'avez qu'à choisir un des codes HTML à insérer ici : http://vacances.en.corse.chez-alice.fr/lien.html Indiquez-moi SVP le lien texte que vous souhaitez voir apparaître sur ma page de liens...Je mets les liens (textes uniquement) vers les sites de mes partenaires sur cette page : http://vacances.en.corse.chez-alice.fr/partenaires.html Merci pour votre réponse (même si elle est négative) ! Cordialement, G.Durand
2008-06-10 - Silamots Bonjour, Je découvre seulement votre mot ce soir, et c'est à moi de vous remercier, j'ai eu un vrai coup de coeur à lire vos textes, et je suis tout à fait d'accord il faut soutenir ces langues qui sont une richesse.
2008-05-25 - Michel, "l'oeil écoute" J'ai découvert votre poème "Altu Cantu" sur un site ami et j'ai pu ainsi découvrir votre site personnel. J'aime beaucoup votre style et aimerais avoir le plaisir de découvrir d'autres textes de vous.
2008-03-26 - jerome@capirossi.org Vi ringraziu per u vostru bigliettinu. Eccu a risposta che vi aghju fatta nantu à http://globoos.net/corsica : Dopu avè lettu u vostru complimente, stogu cunvintu che, mi tocca solu d'avé sceltu agalabamente u sugettu di u ritrattu. U restu, da per ella, l'ha fattu. Eppò, indè l'arte di manighjà e sfumature, pensu d'esse sempre un zitellu à cantu à voi. Cume avete rigiratu u vostru cumplimente, à piccule infarinature, à prò di a ritrattata chi da sicuru cunniscite, testimuneghja di a vostra maestria di 'st'arte. Aghju à dì ch'aghju imparatu assai. Per tutte ste ragione, accettu volinteru stu cumplimente da voi, è aghjunghju subitu u vostru situ à mò leia. A prestu Ghjilormu Capirossi
2008-02-22 - bernard Norbert J’ai trouvé ta chanson Passée à ma portée Elle m’a donné la clé D’une âme farandole C’est un Fa, c’est un Sol Ou bien peut-être un Ut Un pont à ma mesure Beaucoup mieux qu’une armure Elle me parle sensible Des voix des mélodies Une ronde d’accords Palette d’harmonies Elle est tout en nuances Ne se connaît de forts Que des pianissi-mots Pour des pleurs pour des rires Et quand vient le refrain De ta chanson d’enfance Est-ce un Mi, est-ce un Do Un cri de joie expire Effeuillé d’une bible Rêve de mains en mains
2008-02-22 - ossiane Bonjour Norbert, pardonnez ma réaction tardive. Je suis très touchée que vous soyez revenu déposer vos mots sur cette même note;-) Merci pour cette belle poésie généreuse et très ouverte vers les autres. Je peux vous dire que votre chanson chante très clair à mon oreille;-) J’aime ces échanges chaleureux. Bien à vous et à bientôt.
2008-02-21 - Vannina Bellissimu stu ritrattu ! o pè fa piacè a u nostru pueta, diceraghju ch'eddu hè beddu !
2008-02-13 - Huguette Bertrand Ce samedi matin j'ai visité ton site web. Je l'ai trouvé très agréable à visiter, de même les lectures que j'y ai faites. J'ai lu tes poèmes et j'en conclus que ta langue poétique n'est pas si lointaine de la mienne. J'ai été agréablement surprise par le sens qu'ils projettent. Je viens donc à mon tour te remercier pour le plaisir que m'a procuré ta poésie, en espérant pouvoir en lire éventuellement davantage sur ton site. Je viens de créer un lien vers ton site sur ma page de liens en espérant que les visiteurs de mon site pourront « goûter la sauvage saveur de ces textes granitiques dont la dureté laisse échapper parfois, comme l'étincelle jaillie du choc entre deux îles, une plainte, une nostalgie ou un chant humain ? » Étant présentement en séjour sur la terre granitique de Bretagne, je t'envoie un salut poétique du Morbihan !
2008-02-13 - gianfranco garrucciu è satisfattu ca' scrì sapendi chi v'à gjenti chi leggji e apprizziìggja. Un grazi di cori, chistu m'aggjuta illu sughì cantu gjà socu fendi. La Corsica e la Saldigna so sureddi no solu illa linga, ma cantani pa' noi li secculi di storia passati illu misciacci a paru in usi e custumanzi. Un salutu caru a ricambià l'amistai e rinnuà la stima
2008-02-13 - Philippe Régis J'ai bien visité ton site et j'apprécie les textes que tu écris. Les paroles sont en écho avec la beauté de cette belle île. Il faudrait que nous fassions quelque chose, je suis sur que nous pourrions produire ensemble de l'émotion, de la sincérité et de la chaleur au travers de nos travaux communs....
2008-01-19 - michel Astre Je trouve très intéressante cette phrase sur votre site :"il m'est même arrivé, enfant, de penser de le mot fretu était moins glacial que fritu et que la croix était certainement plus lourde à porter lorsqu'elle était désignée par cruci plutôt que par croci. De la même manière je pensais que pilu était réservé aux animaux alors que pelu désignait le système pileux de l'homo sapiens." Je crois que les mots ont toujours des nuances. Un mot du sud employé au nord change forcément un peu de sens. De même que couillon n'a pas du tout le même sens avec l'accent pointu qu'avec l'accent du midi et que café, coffee et caffè qui ont officiellement le même sens ne recouvrent pas la même réalité ni le même prix (respectivement cet été : 1,50€, £2,00p et 0,98€ dans les bars) ... Il faudra que j'en fasse un poème ! Merci encore de votre amitié.
2007-12-23 - janjacques@orange.fr J'ai eu le plaisir de vous entendre à Paris et je viens de découvrir votre site. Je ne connaissais pas votre parcours mais j'ai été très impressionné par la puissance qui se dégage de vos textes. Je me souviens fort bien de l'émotion qui s'était emparée de votre auditoire en vous écoutant car les textes qui ont été lus ce soir là étaient véritablement captivant et...magistralement interprétés. Au plaisir de vous entendre à nouveau...
2007-12-12 - jpdelon@free.fr j'ai découvert votre livre en Corse et j'avoue que la visite de votre site me permet de mieux comprendre votre approche que je partage totalement. Etant moi même peu habile à lire la langue de ma mère , j'avoue que l'idée de présenter des traductions me semble excellente d'autant plus que ces traductions respectent l'esprit et le parfum de notre île.
2007-10-24 - blanchemarie33@aol.com Je viens de découvrir votre site.Je suistrès heureuse de vous féliciter pour votre poesie .
2007-10-01 - pierrejoseph-ferrali@orange.fr Bonghjornu, ùn mi riesce d'avè u vostru indirizzu per risponde à u vostru missaghju nantu à u situ di Confiant. A li provu quì, aghjustendu ch'ellu ùn ci hè più manera di buscà si Invistita. Mi anu dettu i librarii chì a casa d'edizione hà spachjatu tuttu. Mi piacerebbi assai di leghje vi. À prestu è tanta salute. Ferrali pierrejoseph-ferrali@orange.fr
2007-09-17 - frico@tiscali.fr Bunghjornu caru cumpà ,vi ringraziu pà u vosciu missaghju , m'hà fattu monda piaceri ... Sapiate , chi par me hè un piaceri di scriva , ma dino un duveri di salvaguardia culturali ... vi dicu , a prestu anantu i chjassi di a noscia bedda cultura ... amicizia GHJUVAN -FEDERICCU TERRAZZONI U PASTORI BUNIFAZINCU
2007-06-28 - mdbonavite@free.fr Bonjour Norbert, J'ai pris beaucoup plus de temps que je n'avais pu le faire, pour visiter votre site.C'est vraiment très intéressant. J'ai trouvé entre autre, votre idée d' "Anthologie vivante" des plus subtiles et très séduisante. J'ai pu tester le peu de mes connaissances en langue corse grâce aux traductions.Enfin en un mot, j'ai beaucoup, beaucoup aimé. Amicizia . Dumenica